Élite 1 féminine : un dernier carré sans surprise, Lille sauvé sur le gong

La saison régulière d’Élite 1 féminine vient de toucher à sa fin, ce dimanche 18 mai, avec une dernière journée riche en suspense à (presque) tous les étages. Si l’identité des demi-finalistes était déjà connue, la hiérarchie n’était quant à elle pas encore tout à fait établie, tandis que dans le bas du tableau, Lille et Rennes s’affrontaient pour éviter la dernière place synonyme de descente. Présentation du quatuor final et retour sur cette lutte pour le maintien, restée indécise jusqu’à la toute dernière seconde.. (Par Loulou / Photo Une Didou17.photos)

Élite 1 féminine un dernier carré sans surprise, une lutte pour le maintien restée indécise
Les demi-finales s’annoncent musclées (@Didou17.photos)

Rendez-vous à Clermont-Ferrand pour la grande finale

Contrairement aux années précédentes, le titre de champion de France d’Elite 1 ne se jouera pas au même endroit que les autres finales féminines, qui se dérouleront à Auch le même jour. La raison ? Un accord médiatique entre la Fédération Française de Rugby et la Ligue Nationale de Rugby pour une co-diffusion en direct sur Canal+ Sport 360 et France 4. Plus que jamais, le championnat féminin va bénéficier de la lumière qu’il mérite. Même si certaines voix regrettent cette « séparation ».

La finale aura donc lieu au stade Marcel-Michelin le samedi 31 mai à 16h45, en baisser de rideau de la rencontre de Top 14 opposant l’ASM Clermont au Stade français. La billetterie pour la finale Élite 1, couplée au duel entre Montferrandais et Parisiens, est d’ailleurs ouverte depuis le début du mois de mai.

Élite 1 féminine un dernier carré sans surprise une lutte pour le maintien restée indécise

Reste maintenant à savoir quelles équipes seront présentes au pied du Puy de Dôme dans moins de 15 jours pour tenter de décrocher le fameux bout de bois. Elles ne sont officiellement plus que quatre à y prétendre.


Stade Bordelais – ASM Romagnat 

Les Bordelaises vers un triplé ?

Au vu de la phase qualificative canon qu’elles viennent de réaliser, les Lionnes du Stade bordelais, double championnes de France en titre, font office de grandes favorites à leur propre succession. En remportant leurs 15 premières rencontres, les Girondines ont en effet assuré leur première place bien avant la fin du circuit.

Certaines de recevoir leur demie, ces dernières ont depuis concédé deux défaites lors des trois dernières journées (face à Lyon, puis Blagnac). Serait-ce un temps faible au plus mauvais moment ou plus probablement, un relâchement dû à des rotations en vue des phases finales ? Réponse dimanche à 15 heures au stade Sainte-Germaine du Bouscat pour un remake de la finale de l’an dernier face à l’ASM Romagnat.

Élite 1 féminine un dernier carré sans surprise une lutte pour le maintien restée indécise
Les Lionnes vont-elles réaliser la passe de trois ? (@photo club)

L’ASM vise une finale à domicile

Souvent bousculées lors des confrontations directes face aux grosses écuries (1 victoire pour 5 défaites), les Auvergnates n’ont pu faire mieux que quatrièmes. Pour espérer vivre une finale à domicile à Clermont-Ferrand, les féminines de l’ASM devront renverser le leader incontesté sur sa pelouse, une formation qui ne leur a pas réussi cette saison, puisqu’elles se sont inclinées à deux reprises (21-33 à l’aller, puis 34-10 au retour).

C’est donc dans la peau de l’outsider que Romagnat s’apprête à faire face à un défi de taille. Et au vu de l’ultime répétition générale de ce week-end, avec cette large victoire face à Bobigny, on imagine que les Jaunes et Bleues sont prêtes à s’accrocher à la crinière des Lionnes. Pour essayer de contenir les assauts de l’attaque bordelaise, la plus prolifique du championnat, l’ASM pourra s’appuyer sur sa défense, la plus hermétique de l’Élite 1.

Élite 1 féminine un dernier carré sans surprise une lutte pour le maintien restée indécise
L’ASM avance vers son objectif (@photo club)

Un match dans le match

Ce duel mettra notamment aux prises la meilleure réalisatrice du championnat côté Bordeaux, en l’occurrence Morgane Bourgeois (211 points), autrice de magnifiques performances lors du récent Tournoi des Six Nations avec le XV de France, et la sérial marqueuse d’essais côté ASM, en la personne de Salomé Perraudin, avec ses 14 réalisations (élue révélation féminine du dernier In Extension Sevens).

Élite 1 féminine un dernier carré sans surprise une lutte pour le maintien restée indécise
Morgane Bourgeois caracole en tête du classement des buteuses (@Didou17.photos)

Blagnac – Stade Toulousain 

Des Caouecs invaincues en 2025

Un affiche semblable à la dernière finale d’un côté et un derby de l’autre, voici le programme explosif de ce dernier carré version 2024/2025. Cette demi-finale se disputera à Blagnac, au stade Ernest Argelès, puisque ce sont bien les Caouecs qui terminent à la deuxième place, grâce notamment à une deuxième partie de saison exceptionnelle. Les Haut-Garonnaises abordent cette demi-finale sur une série de 9 victoires consécutives, dont une dernière retentissante sur le terrain du leader bordelais le week-end dernier (19-37).

Elles feront face ce dimanche à leurs voisines toulousaines, qu’elles ont vaincues deux fois cette saison (25-21, puis 20-33 à l’extérieur). Mais cette troisième manche s’annonce de loin comme la plus importante, puisqu’elle ouvre les portes du Michelin, théâtre de la finale. L’ascendant psychologique est incontestablement du côté des Blagnacaises…

Élite 1 féminine un dernier carré sans surprise une lutte pour le maintien restée indécise
Les Caouecs arrivent lancées (@photo club)

Le Stade Toulousain en quête d’un nouveau bouclier

Titré lors de l’édition 2022 en venant à bout de… Blagnac en finale, le Stade toulousain a depuis vu ses aventures stoppées nettes en demi-finales les deux années suivantes. Pour ne pas connaître le même sort, les Stadistes devront donc s’adjuger le derby, ce qu’elles n’ont pas su faire durant la saison régulière.

Quoi qu’il advienne, on peut tout de même noter que, depuis que l’Elite 1 se nomme ainsi (2018), les Haut-Garonnaises ont systématiquement intégré le dernier carré. Et même si à la fin, on ne garde en mémoire que les vainqueurs, cette performance reste une belle preuve de régularité et de longévité. Il faut en effet remonter à l’édition 2015 pour retrouver trace de demi-finales sans Toulouse, lorsque le championnat se nommait encore TOP 8 et que la section féminine rouge et noire créée un an plus tôt, évoluait encore un échelon plus bas.

Cet énième duel entre très proches voisines promet donc une nouvelle belle empoignade. Les coéquipières de la jeune deuxième ligne et capitaine Lou Roboam, auront à coeur de démontrer que cette saison 2025 n’est pas uniquement celle d’une transition.

Élite 1 féminine un dernier carré sans surprise une lutte pour le maintien restée indécise
Toulouse tentera de jouer ce derby à sa main (@Karine Valentin)

Le Stade Rennais relégué au bout du suspense

La saison cauchemardesque du Stade Rennais a bien failli basculer dans l’euphorie, à la toute dernière action de la toute dernière rencontre. Pour mieux comprendre ce presque retournement de situation, il faut remonter un mois en arrière : 16 journées d’Elite 1 venaient d’être disputées et les Bretonnes promenaient leur spleen au dernier rang du classement, avec autant de défaites au compteur.

Seule éclaircie dans cette pénombre, les Rennaises conservaient un mince espoir de sortir de la zone rouge, malgré près de 8 mois sans succès, car le Stade villeneuvois Lille Métropole pointait encore à 7 longueurs à deux journées du terme, et que l’ultime opposition les mettait aux prises.

Mais pour croire en ce sauvetage de l’extrême, il fallait d’abord débloquer son compteur de victoires sur le terrain de Bobigny, ce que le Stade rennais, en mode mission commando, parvenait à faire (15-27). Il fallait également espérer une défaite sans bonus des Nordistes face à Toulouse, un scénario qui s’est également produit, offrant une finale inattendue pour le maintien à la dernière journée.

Ultime condition pour que les Bretonnes s’extirpent de la zone rouge sur le fil : ces dernières devaient désormais l’emporter sans que Lille ne prenne un point… Devant un public nombreux, « les Tempêtes » (surnom des joueuses) poussaient les Nordistes dans la tourmente, jusqu’à mener 22 à 7 à 10 minutes du terme, touchant à cet instant du bout des doigts un maintien inespéré… La tension remontait d’un cran lorsque les visiteuses plantaient un nouvel essai à 5 minutes du terme, pour recoller à 22-12. On jouait les toutes dernières secondes de la partie, et Rennes tenait encore sa place en Elite 1.

Mais le sort de l’avenir des deux clubs était bousculé par une pénalité convertie par Lucile Contal au bout du temps réglementaire, pour offrir un bonus défensif au LMRCV (22-15), et ainsi sauver le club nordiste au plus haut niveau. Pour les Bretonnes en revanche, l’ascenseur émotionnel était cruel, mais jusqu’à la toute fin, le cauchemar a bien failli basculer dans l’euphorie.

Élite 1 féminine un dernier carré sans surprise une lutte pour le maintien restée indécise
Le LMRCV sauvé sur le gong (@photo club)
Élite 1 féminine un dernier carré sans surprise une lutte pour le maintien restée indécise
Désillusion pour les Rennaises, passées tout proche du maintien (@Jérôme Pagès)

Classement final : 

Élite 1 féminine un dernier carré sans surprise une lutte pour le maintien restée indécise

Vous avez lu 2 articles ce mois-ci

La suite est réservée aux membres

Le compte est gratuit, sans engagement, et vous ouvre immédiatement la suite de cet article.

  • Tous les articles, sans compteur
  • Suivez vos clubs et recevez leurs actualités
  • Commentez et réagissez avec la communauté
Laisser un commentaire

Rejoignez la communauté Rugby Amateur

Créez votre compte gratuit pour suivre vos clubs, recevoir des alertes et accéder à du contenu exclusif.