Elisabeth Langevin : “Ça valait la peine, la vie va reprendre son cours”

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Le 12 janvier dernier, Elisabeth Langevin avait été victime d’une grave blessure contre Chilly-Mazarin, en élite 1. En effet, la demi de mêlée de Lons, à la sortie d’un ruck avait été victime d’une fracture de la colonne vertébrale. Quatre mois plus tard, la canadienne mais béarnaise d’adoption (elle est née à Montréal) donne de ses nouvelles, et elles sont très bonnes…

Le scanner a confirmé une fracture de la colonne vertébrale à la C2, et une double fracture à la C3. Je sors extrêmement chanceuse de cette blessure, qui aurait pu être fatale. Je n’arrive pas à marcher, je suis en fauteuil roulant, mes jambes et mes bras bougent, alors ce n’est qu’une question de temps avant que je ne marche à nouveau. Je suis immobilisée pour les quatre prochains mois avec un collet cervical.”  Voilà le témoignage d’Elisabeth au lendemain de son accident, qui nous avouait aussi qu’elle avait eu très peur.

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12 janvier, sortie avec toutes les précautions d’usage

Mais cette grande amoureuse du ballon ovale avait aussi insisté pour faire passer un message positif : “Le rugby est un sport qui rassemble, et c’est la meilleure chose qui me soit arrivée dans ma vie. J’ai fait la rencontre de mes meilleures amies, d’une deuxième famille, de coéquipières en or. Je me suis découvert en tant que femme grâce aux valeurs du rugby. Les gens qui me connaissent savent que le rugby, c’est toute ma vie. Ce n’est pas un triste et inquiétant incident qui doit changer votre perception de ce merveilleux sport. C’est ce qui me rend le plus triste, d’associer ce sport aux blessures, mais pas du tout. Des blessures, on en retrouve partout. Le rugby évoque les plus belles valeurs et je vais continuer de m’impliquer et d’encourager n’importe qui souhaite le découvrir.” 

Un message que nous avions relayé à l’époque (voir article), touchant toute la communauté du rugby, qui avait témoigné à son tour un soutien massif à “Eli”.  Quatre mois plus tard, à porter une minerve tous les jours, les doubles fractures des cervicales C2-C3 se sont enfin consolidées. Pour le plus grand bonheur de la principale intéressée : “J’ai eu mon 5ème rendez-vous avec le neuro-chirurgien, quand il m’a annoncé que j’étais guérie, je vous laisse imaginer mon bonheur. Surtout quand il m’a dit que je pouvais enlever la minerve. Quatre mois avec, c’est long…. très long, surtout que je ne suis pas réputée pour être une grande patiente (rires) ! Mais c’est terminé, ça valait la peine, la vie va reprendre son cours, je peux dire que c’est derrière moi tout ça maintenant !”

A 26 ans, Elisabeth a fait preuve de caractère comme elle en avait sur le pré, qu’elle ne pourra plus retrouver comme joueuse, mais garde son amour pour le rugby intact. Peut être qu’elle s’y investira à nouveau, mais autrement forcément, avec son équipe de Lons. En tout cas, elle est devenue un véritable “cou” de coeur et un exemple pour bon nombre de joueuses et joueurs. Bravo Eli !

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De passage à Pau pour un stage, Alexandre Ruiz avait rendu une petite visite amicale à Elisabeth quelques jours après l’accident (photo FB)
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Aujourd’hui – Scanners à la main et surtout, sans la minerve, “Eli” affiche son plus large sourire

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