Carnet noir : Francis, le pilier le plus vieux du monde nous a quittés

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Francisco Bayonna était un sacré personnage, et un sacré sportif. Il a été probablement le joueur de rugby le plus vieux de France quand il poussait encore en mêlée à l’âge de 67 ans ! Il aurait bien continué un peu plus mais en 2013, son médecin et le Comité catalan refusaient de lui valider une 53ème licence. Le pilier gauche, qui a connu les deux rugby, à XIII et à XV, est décédé, à 76 ans…

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Francis Bayonna (photo l’Indépendant)

La maladie aura eu raison de lui, mardi 14 septembre dernier. A 76 ans, Francis Bayona, qui résidait à Saint-Génis-des-Fontaines (66), a poussé son dernier souffle après avoir poussé tant de mêlée. Jusqu’à 67 ans, sous les couleurs du Collioure Sportif, il était encore au diapason lors de la saison 2012-2013, en première ligne à côté de son fils. Contraint et résigné de ne plus être sur le terrain, il avait embrassé une nouvelle carrière, celle d’entraîneur, avec le SARC (Sorède-Albères Rugby Club), jusqu’en 2017. Pour sa rare longévité, Francois avait eu les honneurs des journaux télé de TF1 et de France 3. Il était apprécié le « Franci ». Il faut dire que sa longue carrière lui a valu de croiser du monde. D’abord à XIII, avec les clubs de St-Cyprien, St-Estève, XIII Catalan, Limoux ou encore Roanne. Il a glané un titre de Champion de France avec le 24ème RIMA de Perpignan. En 1993, il décide de goûter au XV, à… 48 ans ! D’abord à Collioure donc, puis les Albères. Il rajoutera deux titres de champion du Roussillon à son palmarès. Mais son titre le plus honorifique restera sans doute celui du plus vieux pilier en activité de France.

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Francis Bayonna (alors 67 ans) formait avec Bastien Barboteu (22 ans) et Jérôme Ribéreau (22 ans) la première ligne du Collioure Sportif qui s »était imposé ce jour-là 9 à 3 à Rivesaltes (photo L’indépendant)

« Je fais de la musculation, du VTT, je ne me vois pas rester les deux pieds dans le même soulier le dimanche. Alors je joue » avait-il déclaré en 2012. « Je ne pose pas la question, je ne cherche pas à savoir si mes adversaires me respectent ou pas. Il y a toujours des joueurs qui me voient de haut ou des petits malins qui me provoquent. Ils oublient qu’ils pourraient être mes petits enfants. Mais je sais me faire respecter ». A ce physique entretenu par de la musculation et du VTT, se rajoutait donc un sacré caractère.

Ses obsèques ont été célébrées samedi 18 septembre à Canet-en-Roussillon. A sa famille et ses proches, nous présentons nos plus sincères condoléances.

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