Canicule, demi-finale annulée : Lézat (Régionale 2) entre incompréhension et colère
A cause de la canicule qui sévit France depuis une semaine, la Fédération Française de Rugby a pris la décision de décaler les rencontres prévues ce dimanche 21 juin, à 17h30, et même à 10h30. Le club de Lézat-sur-Lèze, qualifié en demi-finale du championnat de France de Régionale 2, contre Puteaux, directement concerné par cette décision, était parti la veille à 14h pour parcourir les 400km jusqu’en Charente, dans un centre sportif. les Ariégeois avaient donc tout prévu, sauf d’être prévenus au dernier moment que le match soit annulé. Une décision qui ne passe pas très bien auprès des dirigeants…


Plusieurs modifications, la dernière à quelques minutes d’arriver au stade, à 400km de la maison
Initialement programmée en Charente, à 15h, au stade d’Ansac-sur-Vienne, cette demi-finale était donc décalée à 17h30… avant d’être tout simplement annulée et reportée au 28 juin. Si l’aspect sécuritaire pour privilégier la santé des organismes face à une chaleur extrême, proche des 40 degrés, ne se discute pas, c’est l’aspect très tardif qui met en colère les dirigeants de l’USL, qui vient se coupler à une solidarité financière mise à mal. Le club, qui a en effet déboursé 2600€ de bus, souligne que c’est l’amicale des joueurs qui a pris en charge l’hébergement et la restauration du soir, plus le petit déjeuner, soit près de 1300€ de plus.


« Un peu d’anticipation n’aurait pas fait de mal… surtout à nos finances ! »
Pour Christophe Baudot, l’entraîneur des Sang et Or de la Lèze, cette décision très tardive avait également beaucoup de mal à passer :« On nous prévient le jeudi que le match sera décalé à 17h30. Les prévisions météo étaient claires depuis plusieurs jours, les températures n’allaient pas baisser, au contraire, elles allaient même augmenter. Quitte à envisager un report, on aurait aimé qu’on nous le dise le jeudi, voire le vendredi, pour éviter de faire le trajet pour rien. Là, on est prévenus alors qu’on arrivait au stade. »
Entre colère froide et dépit, le coach poursuit : « On est bien conscients qu’entre l’arrêté préfectoral et la décision de la Fédération, on met en avant la sécurité et la santé des joueurs, mais il faut penser à nous aussi. On passe beaucoup de temps à s’organiser au mieux, on dépense de l’argent, celui du club, mais aussi celui des joueurs, qui mettent la main à la poche, on fait 4h de route… Bref, un peu d’anticipation n’aurait pas fait de mal, surtout à nos finances ! »
Sans oublier l’effet domino de cette décision tardive :« J’ai du prévenir le restaurateur chez qui nous avions réservé le repas du midi que nous annulions, il n’était pas très content, et je le comprends. Je rajouterai aussi que lors du 8ème et du quart de finale, nous avons joué avec des températures proches des 37 degrés. Bref, tout ça pour ça j’ai envie de dire, maintenant, que va-t-il se passer, on ne le sait pas encore. »
Dans l’intervalle, la Fédération Française de Rugby a pris contact avec les clubs concernés, (dont la Saudrune, présente sur les lieux aussi pour disputer sa demi-finale de Fédérale 3) afin de leur signifier qu’une enveloppe financière était prévue pour compenser ce déplacement « à vide ». Le montant n’aurait pas été précisé. En revanche, l’heure de la demi-finale, calée ce dimanche, a bien été communiquée, et ce sera à… 10h. Reste à savoir où, et à se réorganiser en conséquence. Tout comme pour les assurances des licences, qui couvrent les joueurs jusqu’au 30 juin, et non pas au 3 ou 4 juillet, nouveau jour de la finale. Chaud devant !















