Billet d’humeur : Pourquoi tant de haine-tamack ?
Depuis hier, la réaction d’après match de Romain Ntamack, fait la Une des « journaux », pages rugby et autres blogs, toujours plus avides d’une phrase choc, celle d’accroche, qui fait le buzz, celle sur laquelle on ouvre les guillemets et on ferme l’accès à double tour : « Ils sont loin d’être au-dessus de nous aujourd’hui. » En attendant de retrouver son niveau durant un match, d’avoir l’analyse pertinente dans sa tête, et que ses cannes l’aient aussi, cette réaction à chaud de l’ouvreur rouge de frustration et noir de déception manquaient assurément de bon sens…
L’Union Bordeaux Bègles a bien mérité sa victoire : à l’envie, au forceps, et au talent. La première dans un match couperet face à Toulouse. Mais attention, il faut la valider par un titre maintenant, et prendre le pouls de la bande à Henry Pollock, le champion du monde U20 auteur d’une célébration déjà iconique contre le Leinster avec Northampton.
Mais revenons-en à cette phrase, dans laquelle se sont engouffrés tous les rageux anti-stadistes, les Haine-tamack, et les Pro-Jalibert, qui fait tant parler. L’authentique, le véritable, le vrai n’étaient-ils pas ailleurs ? Après les points de rencontres électriques durant 80 minutes, les plus beaux contacts n’ont-ils pas eu lieu… juste après, entre joueurs qui se respectent et s’apprécient vraiment.


Pour preuve, ces serrages de paluches, ces bises, ces accolades, ces mains sur l’épaule, ces clins d’oeil complices, et au milieu, une ribambelle de bambins qui gambadaient sur la pelouse avec leurs papas, vainqueurs ou vaincus. L’esprit rugby dans toute sa splendeur, semblable à celui du rugby amateur que l’on aime mettre en avant. Bien représenté par un Maxime Lucu, humble et rappelant à Dimitri Yachvili qu’il était son idole de jeunesse.
Et puis, il y a eu ces larmes de Damian, sorti blessé, durement touché et tout Penaud à la fin du match. Dans les bras de ses adversaires du jour, mais à jamais compères du XV de France, récents vainqueurs du dernier Tournoi, il trouvait un brin de réconfort. Le « ça va ? » de Jack Willis à l’attention de l’ailier girondin était très classe aussi, suivi de près par Capuozzo et Malia, prenant des nouvelles également.
Enfin, Ugo Mola, cible privilégiée des anti-stadistes, ne s’est pas caché derrière les absences de joueurs cadres, pour justifie ce qui peut arriver parfois dans le sport : perdre. Tout en indiquant qu’il serait derrière l’UBB pour la grande finale. Qui mieux que le manager toulousain sait que l’on apprend plus des défaites que des victoires. Yannick Bru peut-être ?
Bien dire, fait rire, bien faire, fait taire. Alors Romain, tu sais ce qu’il te reste à faire…
(par Jonah L. #rugbyamateur)
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