Benjamin Mercier : fin de carrière prématurée

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Benjamin Mercier a connu une carrière rugbystique bien remplie. De Villefranche de Lauragais, club de ses débuts, à Colomiers, Pau, Montauban, Isle puis Castanet et un retour à Villefranche, l’arrière (ou centre), a eu maintes fois l’occasion de faire l’étalage de ses courses et son talent. Mais à seulement 31 ans, peu épargné par les blessures, Benjamin vient d’apprendre qu’il devait arrêter le rugby pour raisons médicales. Une fin de parcours ovale imposée, forcément difficile à accepter. Il nous a fait part de son ressenti…
Une photo sous mes dernières couleurs à isle (haute vienne)
Une photo sous ses dernières couleurs à Isle en Haute Vienne, quand il a suivi sa compagne mutée professionnellement (photo club)
Benjamin, quelle est tout d’abord la raison de cet arrêt forcé ?
Suite à un placage en 2014, je me suis fait une hernie aux cervicales, que j’ai traînée depuis. J’ai vu le médecin ces derniers jours, qui ne m’a pas signé le certificat médical pour la licence. Je suis classé entre G2 et G3 par rapport au règlement de la fédération. Du coup, c’est une contre indication à la pratique du rugby, afin d’éviter les accidents graves.
Comment réagit-on après une telle annonce ?
Mon sentiment pour le moment est que je finis sur une mauvaise note…avec une fin de carrière prématurée. Ce n’est pas la sortie que j’espérais.
Les regrets dominent ?
Je ne sais pas si je peux avoir des regrets car j’ai vécu de supers moments grâce au rugby, avec deux titres (champion de France Crabos contre le Bourgoin de Yan David et Morgan Parra, et champion de France avec la sélection U26 Midi-Pyrénées), de belles phases finales, des beaux matches et aussi des mauvais souvenirs, mais qui m’ont forgé. Pour le moment, je me dois de digérer cette décision, contre laquelle je ne peux rien faire.
Ta grande passion pour le rugby va te pousser à ne pas trop t’éloigner des terrains, non ?
Exact, je souhaite rester au contact du rugby, car ma famille est mordue de ce sport. J’ai un petit garçon de un an, qui j’espère, prendra le chemin des terrains. Je me ferai un plaisir de l’accompagner si tel est le cas. Après, devenir entraîneur, pourquoi pas, 
je ne ferme pas la porte à cette option.
Le placage qui a déclenché mon hernie aux cervicales en 2014 (villefranche de lauragais)
Le placage qui a déclenché l’hernie aux cervicales en 2014 avec Villefranche de Lauragais – photo L’Ovalie de Valou)

On te donne l’occasion ici de t’adresser à tous ceux qui ont croisé ta route, qu’aurais-tu à leur dire ?
Les remerciements seraient trop longs et surtout je ne veux oublier personne. Je veux donc  juste remercier toutes les personnes que j’ai pu rencontrer dans les différents clubs. Je remercie énormément mes parents pour tout ce qu’ils ont fait jusqu’à présent, mon frère pour l’exemple à suivre, même si je n’ai pas pris le même chemin. Et pour finir je tiens à remercier ma conjointe, Maud, pour toutes ces longues absences à répétition avec ces matchs à l’autre bout de la France, ces entraînements à rallonge, etc, etc… mais c’était pour la bonne cause (rires)

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Les courses de Benjamin appartiennent au passé désormais, mais la relève semble assurée (photo l’ovalie de Valou)

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