Finale Régionale 1 : l’attaque de feu de Mimizan peut-elle faire tomber l’invincible Stade Dijonnais ?
Stade Dijonnais – UA Mimizannaise : c’est l’affiche officielle et magistrale de la grande finale 2025-2026 de Régionale 1 ! Ce dimanche 5 juillet, le destin du bouclier national se jouera sur le terrain neutre d’Ussel, en Corrèze. Ce choc de titans mettra aux prises le champion de Nouvelle-Aquitaine face à celui toujours invaincu de Bourgogne-Franche-Comté. L’enjeu est simple, mais la dernière marche si haute, avec à la clé un incroyable doublé pour l’une de ces deux écuries. Parcours, historique, palmarès : embarquez au cœur de ce grand rendez-vous, à quelques jours de connaître le successeur de l’US Valréas… (Photo Une ©MS.photographie)
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Présentation des finalistes :
UA Mimizan : des Marsouins aux dents longues et à l’attaque de feu
Fiche d’identité
Nom officiel : Union Athlétique Mimizannaise
Année de fondation : 1920
Surnom : les Marsouins
Couleurs : Noir et Blanc
Le manager : Guillaume Bos
Saison prochaine : promu en Fédérale 3
Palmarès : Champion de France Fédérale 2B (1988), Champion Régionale 1 Nouvelle-Aquitaine (2026).
Validée dès la mi-mars, la montée en Fédérale 3 est déjà lointaine au sein du vestiaire de l’UAM. Les Landais avaient survolé leur phase qualificative, écrasant la concurrence avec un bilan impressionnant de 16 victoires pour seulement 2 revers. S’appuyant sur une philosophie résolument tournée vers l’offensive — la plus prolifique de toute la Nouvelle-Aquitaine —, le club noir et blanc scellait ensuite son hégémonie régionale en s’offrant la couronne territoriale face à Lalinde (35-17). Seule ombre au tableau au coeur de cette épopée : un revers concédé face à Villeneuve-de-Marsan en finale de Terroir des Landes (22-28), l’un de leurs très rares faux pas de la saison.
Lancés depuis dans leur quête du Graal national, les Mimizannais ont dicté leur loi en écartant d’abord Cestas en 32es (35-19), puis L’Isle-sur-Tarn en 16es (38-26). Portées par cette force de frappe offensive exceptionnelle, les vagues ont continué de déferler depuis Mimizan-Plage avec un succès autoritaire face à Espalion Nord Aveyron en 8es (61-26). Les Marsouins ont ensuite évité le piège de justesse lors d’un quart de finale irrespirable face à Bretenoux-Biars-Vayrac, arrachant la victoire sur le fil (36-34).
Mais ensuite, en demi-finale, l’UAM a de nouveau sorti le grand jeu, étouffant Brétigny-sur-Orge dans un énième festival offensif mémorable (45-17). Fidèle à son identité joueuse et spectaculaire, l’écurie landaise ne se trouve plus qu’à 80 minutes d’un sacre historique qui serait son premier sur la scène nationale. Cependant, un ogre invincible se dresse face à elle : le Stade Dijonnais.


Le Stade Dijonnais : le Phenix bourguignon aux portes d’un retentissant grand chelem
Fiche d’identité
Nom officiel : Stade Dijonnais Rugby
Année de fondation : 1923 (Disparition en 2025, renaissance immédiate la même année)
Surnom : le Stade (et oui, il n’y a pas que le Stade Toulousain)
Couleurs : Bleu et Rouge
Objectif atteint : promu en Fédérale 3
Le Staff : Romain Kusiolek, Jérémy Becasseau, Jérôme Chainard
Palmarès : Vainqueur du Challenge de l’Espérance (1971), Champion de Bourgogne Promotion d’Honneur (2010), Champion Régionale 1 Bourgogne-Franche-Comté (2026).
Obligée de déposer le bilan et condamnée au forfait général en Nationale 2 à l’automne 2024, l’écurie côte-d’orienne a dû repartir à l’échelon régional l’été dernier. Un an plus tard, la mission reconstruction s’est transformée en une véritable épopée idyllique. Ayant retrouvé ses lettres de noblesse, le club bourguignon réalise jusqu’alors une saison parfaite, marquée par un titre régional incontestable et un parcours phénoménal, le tout sans avoir goûté à la moindre défaite.
Cette invincibilité a d’abord été défendue avec brio lors des premiers tours nationaux, avec des démonstrations face au SA Bourg-en-Bresse en 32es (31-6), au RC Bellevillois en 16es (35-7), puis lors d’un cavalier seul contre Melun en 8es (62-0). Les partenaires du capitaine Lucas Liabot ont pourtant bien failli voir leur belle mécanique s’enrayer lors d’un quart de finale irrespirable face à Salon-de-Provence. À égalité parfaite à cinq minutes du coup de sifflet final (23-23), les Bleu et Rouge s’en sont finalement remis à un exploit tardif de Tom Delecour pour s’en sortir (30-23).
Dimanche dernier, les Dijonnais ont encore une fois été poussés dans leurs retranchements lors d’une demi-finale d’une rare intensité. Menés à la pause (13-15) par les coriaces « Abeilles » de l’US Josbaig, les joueurs de Romain Kusiolek ont fait parler leur supériorité physique dans le second acte pour s’imposer (31-18). Les voici désormais à l’aube du dernier virage avant la ligne d’arrivée, tout proches d’un tour de piste parfait. Seront-ils capables de signer un grand chelem qui ferait date ? Réponse dimanche, vers 17h.















