Fédérale 2 : six des huit promus en Fédérale 1 connus
Nous connaissons depuis ce dimanche 1er juin l’identité de 6 des 8 quarts de finalistes de Fédérale 2, puisque le match entre Annecy et Pézenas n’a pas pu aller à son terme et que le retour entre Cahors et Mérignac est décalé d’une semaine. Les vainqueurs des six autres doubles confrontations en 8ᵉ finale ont quant à eux bien composté leur ticket pour l’échelon supérieur. Tour d’horizon de ces nouveaux promus, qui visent désormais le bouclier de champion de France de Fédérale 2… (Par Loulou / Photo Une Alain Montségur – Rugby Amateur)

Bretagne : Saint-Malo
Montée historique pour le XV Corsaire de Saint-Malo, qui accède pour la première fois à la Fédérale 1 ! Le club breton, créé en 1970, n’a cessé de gravir les échelons, jusqu’à franchir in extremis cette nouvelle marche en écartant le PUC pour un tout petit point sur l’ensemble des deux matchs. Vainqueurs de la manche aller à domicile avec une avance conséquente de 22 longueurs (43-21), les Malouins ont plié face aux assauts des Parisiens ce dimanche, mais sans rompre totalement, puisqu’ils conservaient leur avantage par la plus petite des marges (40-19).
Promus en Fédérale 2 il y a tout juste 3 saisons, les Bretilliens visaient une accession au plus haut niveau fédéral pour l’horizon 2028. Mais les troupes de Jordi Rougé ont réalisé une saison XXL et franchissent la ligne bien avant leurs temps de passage. Derrière le RC Vannes, véritable locomotive de la région qui vient de découvrir l’Elite, le Rennes Étudiants Club, récent champion de France de Nationale 2, c’est au tour de Saint-Malo de briller, démontrant une fois de plus que le ballon ovale rebondit bien en terre bretonne.
Les Corsaires préparent désormais la suite avec un quart de finale face à un adversaire encore méconnu : soit face à Cahors, soit face à Mérignac, puisque le match retour n’a pas encore eu lieu (Cahors s’étant imposé 22-14 à l’aller sur le terrain de Mérignac).

Centre-Val de Loire : Tours
L’US Tours, l’un des plus anciens clubs du pays, créé en 1898 par l’étudiant anglais John Murray, vient de se signifier en renouant avec la Fédérale 1, 14 ans après l’avoir quittée. Et contrairement au duel ci-dessus entre Saint-Malo et le PUC, les calculettes n’ont cette fois pas eu besoin d’être sorties. Car les Tourangeaux n’ont pas fait dans la dentelle, en éteignant rapidement les dernières onces de suspense.
Solide vainqueur sur la pelouse francilienne il y a une semaine (26-37), Tours a en effet confirmé ce dimanche dans son jardin de Tonnellé plein à craquer, en passant la barre des 60 points à leurs adversaires de Plaisir, écœurés (62-22). Un scénario idyllique qui se concluait par l’envahissement d’une marée humaine aux couleurs orange et bleu sur la pelouse, venue féliciter et acclamer les héros locaux. L’UST trace donc sa route au quart de « Tours », face à une formation de Bergerac, qui retrouve également la Fédérale 1…

Nouvelle-Aquitaine : Bergerac
L’Union sportive Bergerac Rugby vallée de la Dordogne (de son nom complet) retrouve le sourire ! Rétrogradée de Fédérale 1 en Fédérale 2 à deux reprises ces dernières années pour motifs financiers (en 2016, puis en 2024), l’USB connaît cette fois une fin heureuse, avec une promotion sportive acquise ce week-end sur son pré de Gaston Simounet face à Casteljaloux. « Ce n’est pas une montée, c’est un retour, un retour à notre histoire », écrivait fièrement le club sur ses réseaux sociaux.
En l’emportant dans le Lot-et-Garonne dimanche dernier (25-34), les Noir et Blanc s’étaient facilité le travail. Pourtant, ces derniers ont joué à se faire peur lors du retour, en manquant leur entame de match face à des Casteljalousains en mission, qui gommaient un temps leur retard (3-16, 18ᵉ). Mais au fil des minutes, les Périgourdins redonnaient de l’air à leurs supporters et s’imposaient finalement avec 10 longueurs d’avance (39-29).
La joie mesurée sur les bords de la Dordogne montre que l’USB est encore loin d’être rassasiée. Champion de France de Fédérale 3 en 2013, Bergerac tient cette fois celui de Fédérale 2 en point de mire pour agrandir sa collection de planchots. C’est reparti pour un « Tours », le dimanche 15 juin sur terrain neutre.

Occitanie : Saint-Girons
Redescendu jusqu’en division Honneur (l’ex Régionale 1) en 2010, le Saint-Girons Sporting Club s’est depuis reconstruit, autour d’une nouvelle équipe dirigeante et d’un nouveau staff composé de Lionel Heymans (toujours aux manettes du SGSC) et de Benoît Tessarotto (parti depuis à Saverdun, également promu, voir plus bas).
Pierre après pierre, les Lions verts ont gravi les échelons, tout en garnissant leur armoire à trophées de deux boucliers de champions de France Honneur (2014 et 2018) et de deux planchots de champions des Pyrénées (2014 et 2018), dont le deuxième en dominant Léguevin en finale, un adversaire qu’ils retrouvaient 7 ans plus tard, aux portes de la montée en Fédérale 1…
Ce week-end, dans une ambiance incandescente, « Saint-Gi » a rattrapé ses 7 longueurs de retard face au Coq Léguevinois en l’emportant sur le score de 16 à 6 grâce à une pénalité convertie par Thibaud Marty dans les toutes dernières secondes de la partie. Le peuple vert pouvait chavirer de bonheur : le SGSC pointera en Fédérale 1 la saison prochaine. Les Ariégeois devront en revanche patienter avant de connaître leur futur adversaire en quart de finale, car l’opposition entre Pézenas et Annecy n’est pas allée à son terme.

Occitanie : Saverdun
L’Ariège est doublement sous les feux des projecteurs, car en plus de Saint-Girons, c’est également le surprenant promu de Saverdun, champion de France en titre de Fédérale 3, qui se hisse un an plus tard à l’étage du dessus. On se demandait jusqu’où pouvait bien aller l’UA Saverdunoise, qui ne cesse de prendre de la hauteur tel un gymnaste sur son trampoline, et nous avons un début de réponse : en Fédérale 1.
Les joueurs de Yannick Idrac et Benoit Tessarotto, qui visaient le maintien en début de saison, ont réalisé un exercice bien loin de leurs attentes, en se qualifiant, puis en remportant leur barrage contre Morlaàs, avant de déjouer les pronostics face au cador béarnais de Pont-Long en seizième. Et enfin, le dernier chef-d’œuvre en date de l’aventure, dans l’antre du Football Club Villefranchois, avec un nouveau succès de prestige (25-30), marqué par un quadruplé inscrit par Alasset et une nouvelle promotion.
De la Fédérale 3 à la Fédérale 1 en deux ans, voici l’exploit que vient de réaliser l’Union Athlétique Saverdunoise. Champions de France la saison dernière, sont-ils capables de doubler la mise ? Plus rien (ou presque) ne peut désormais nous surprendre de la part de ces Ariégeois. En quart, ils seront opposés aux Isérois de Vinay, pour une affiche semblable à celle des équipes réserves en demi-finales de Fédérale B…
Auvergne-Rhône-Alpes : Vinay
Les Guêpes de l’US Vinay ont encore piqué. Après avoir écarté Avignon-le-Pontet au tour précédent, les Isérois ont cette fois martyrisé les Angles en passant 40 points à l’aller devant leurs supporters (40-19), et tout autant au retour dans le Gard (17-41). Une partition maitrisée qui leur permet de glaner le précieux ticket pour la Fédérale 1, quelques années après avoir refusé la montée (en 2021), par manque de moyens financiers.
Invaincus à domicile cette saison à Vieux Melchior, l’USV n’a jamais connu de trou d’air. Une régularité qui vient de porter ses fruits, avec cette montée validée. Si la grande majorité des clubs de l’hexagone sont en vacances, celui de l’US Vinay n’est pas encore passé par la pointeuse, puisque son équipe réserve est elle aussi encore en lice en demi-finale de Fédérale B.

Les quarts de finale :
Sur terrain neutre, le dimanche 15 juin prochain :
- Saint-Malo – Cahors ou Mérignac
- Tours – Bergerac
- Annecy ou Pézenas – Saint-Girons
- Vinay – Saverdun












