Buzet – Colayrac (PR3) : bagarre générale, match arrêté, mais que s’est-il vraiment passé lors du derby lot-et-garonnais ?
Ce dimanche 4 octobre, le derby lot-et-garonnais de Promotion Régionale 3 Nouvelle-Aquitaine opposant l’AOC Buzet au CO Colayrac n’est pas allé à son terme, interrompue par l’arbitre à la 53e minute de jeu à la suite d’une bagarre générale. Une commission de discipline se prononcera prochainement sur le sort de ce match et les sanctions applicables aux deux équipes…
Buzet-sur-Baïse – Colayrac : derby arrêté suite à une bagarre générale
Ce devait être un jour de fête, pour le retour du derby entre deux équipes voisines, séparées de 25km seulement. Un match particulier pour le retour de l’Association Olympique Club de Buzet à la compétition, devant son public. Un match particulier aussi pour les entraîneurs Lionel Clauzet côté Buzet, et Didier Eychenne côté Colayrac, pour avoir évolué ensemble par le passé, sous les couleurs de l’AOCB. L’école de rugby était présente, les enfants entraient même sur le pré en tenant la main de leurs aînés. Mais la fête tant attendue, a tourné court, malheureusement…

Les visiteurs menaient 0-17 à la 53e minute de jeu lorsqu’une bagarre générale a éclaté sur la pelouse du stade Lasplaces. Ce moment de tension a entraîné l’arrêt définitif de la rencontre, puisque la partie n’a jamais pu reprendre. Et comme souvent dans ces situations, les versions divergent d’un camp à l’autre.
Interrogé par la presse écrite locale, Le Petit Bleu, le président de Colayrac, Thierry Ferland, pointe une première étincelle venue de l’équipe locale avant que les événements ne dégénèrent : « On mène le match. On domine dans tous les compartiments du jeu. Il y a un coup de pied d’un joueur adverse sur notre ailier, qui venait d’être plaqué. Un membre de notre équipe, qui n’était pas loin, vient mettre un coup de poing au fautif. »
« Il va falloir assumer… »
L’arbitre aurait vu le deuxième coup présumé, mais pas le premier. Le Colayracais reçoit alors un carton rouge, ce qui a eu le don d’envenimer les débats, au lieu de les calmer, notamment avec des spectateurs qui après de multiples injures, en seraient venus aux mains. Ce que met en avant le président colayracais :
« Des spectateurs sont descendus contre la talanquère, insultant notre équipe ». Une bousculade maîtrisée par des gendarmes présents sur place pour venir voir le match, selon Thierry Ferland, qui a rajouté : « A la mi-temps, nos adversaires ont décidé de durcir le jeu. Honnêtement, je pense que c’est ce qu’ils voulaient. Si on a un match à zéro point, c’est un e honte et une injustice. Il va falloir assumer devant la Commission de discipline pour avoir le match gagné. ». Le dirigeant du COC reconnaissait malgré tout que « le coup de poing de son joueur était un mauvais réflexe. »

Démenti et plaintes
Coté AOC, la version est quelque peu différente. Kévin Bousquié, président et joueur de Buzet, nous la présente :
« Dès la reprise de la deuxième mi-temps, notre ailier plaque son vis-à-vis, s’en suit une bousculade, que notre troisième ligne aile tente de calmer. Mais le 8 de Colayrac lui a mis un coup de poing au visage, le blessant à l’oeil. L’arbitre a sorti un jaune contre notre ailier, et un rouge contre leur 8, qui en quittant le terrain, a salué l’arbitre avec un doigt d’honneur, avant de monter dans les tribunes pour en découdre avec des supporters. Des tribunes remplies ce jour-là d’enfants de l’école de rugby venus spécialement pour cette journée de fête espérée. »
Une version qui diffère donc largement de celle évoquée dans la presse locale. Kévin Bousquié assume et assure : « Nous démentons formellement que nos joueurs aient participé à cette bousculade dans les tribunes, donné un coup de pied à un joueur au sol, ou que nos supporters soient descendus au bord du terrain. En revanche oui, nos enfants ont été bousculés, et ils sont vraiment choqués ! »
Le dirigeant-joueur de buzéquais rajoute :« Contrairement aux insinuations du président et des entraîneurs de Colayrac, nous avons des valeurs et des principes, nous aurions largement préféré finir le match et entériner le score à la loyale ». Et de confirmer aussi que des plaintes ont été déposées, tout en lâchant, dépité : « C’est une honte pour notre sport…«
Nous avons contacté le club de Colayrac. Le président n’a pas souhaité apporter plus de précisions aux propos évoqués plus haut, tout en nous indiquant « réserver notre défense pour la Commission. » Dont acte.
AOC Buzet-sur-Baïse (47), un retour rafraîchissant en Promotion R3 après une mise en sommeil
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