Belascain – Chambéry-Coudon, “une scène d’une rare barbarie”

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En 16ème de finale du championnat de France, Chambéry, première équipe au classement national, 15 victoires en 15 matchs, toutes bonifiées, affrontait Coudon Mediterannée, l’entente la Seyne/me-La Valette. Un match qui se disputait à Privas, et qui s’est arrêté à l’heure de jeu, suite à des actes de violence détestables…

Des images à bannir du rugby
Les photos donnent une idée de la violence de la bagarre 

Le match se déroulait à peu près correctement jusqu’à ce Chambéry inscrive un essai supplémentaire portant le score à 26-0 en sa faveur. Autant dire qu’à l’heure de jeu, la messe était presque dite. Mais une mêlée quelques instants plus tard se relevait et marquait le début d’une très violente bagarre générale. Les joueurs se sont battus en dehors des limites du terrain, jusque dans les tribunes. Rappelant par la même occasion de bien mauvais souvenirs enfouis depuis un an et une bagarre similaire. En effet, il y a avait eu de violents incidents suite au match opposant Balma à La Seyne, les supporters de Bagnères de Bigorre qui attendaient dans les tribunes l’arrivée de leur équipe sénior, avaient été pris à partie. Des actes condamnables et condamnés (voir article de l’an passé). Dimanche, il a fallu l’intervention de la gendarmerie locale pour calmer les esprits. Selon nos informations, le président de l’entente Coudon Méditerannée aurait présenté ses excuses au président de Chambéry, tout en affirmant que cette entente serait dissoute prochainement…

Des comportements qui n'ont rien à faire sur un terrain de rugby
Du terrain, les coups de poings sont tombés jusque dans les tribunes

Hors des frontières du sud ouest, notre nouvelle rubrique Belascain est suivie par bon nombre de clubs. C’est pourquoi, nous avons tenu à donner la parole aux deux équipes.

A commencer par Jean-marc Laboret, co-entraîneur de Chambéry : “Nous avons senti tout le match de la provocation de la part de notre adversaire, et ce, dès l’échauffement où un des entraîneurs de Coudon balançait des ballons vers nos joueurs pour venir narguer. Jusqu’à l’heure de jeu, ça se passait à peu près normalement, juste des coups par derrière et des coups au sol. Rugbystiquement parlant ,on n’était pas était mis danger, mais suite à ce dernier essai, ils ont littéralement fait preuve de violence en prononçant des phrases comme “maintenant on vous défonce !”. Sur la mêlée qui suit, bizarrement elle est relevée, les deux équipes se battent puis ça se calme. Mes joueurs reculent afin de ne pas envenimer la situation, mais les joueurs de Coudon eux ont continué à avancer vers les nôtres. Après avoir reculé de 30 mètres, ils nous ont sauté dessus comme des animaux pour se battre. Je suis encore choqué de ce que j’ai vu”. 

On n’est peut être pas des agneaux, mais on ne se bat pas tout seul”.

Monsieur Lozat, responsable sportif du  SO Chambéry a souhaité s’exprimer également : “Le score étant fait, nous avons assisté à une scène d’une rare barbarie. J’ai des entraîneurs aguerris, qui sont dans le milieu depuis longtemps, et même eux n’avaient jamais vu ça. Quand on arrive à un point où c’est la gendarmerie qui vient séparer tout le monde lors d’un match de rugby, c’est grave. Nous avons deux joueurs à l’hôpital, avec un nez et une mâchoire cassés, d’autres joueurs sont marqués physiquement, mais aussi psychologiquement”.

Côté varois, c’est Mickael Cohen co-entraîneur de Coudon Mediteranée, qui a bien voulu nous répondre, pour revenir sur le amtch et ces incidents : ” Chambéry était supérieur sur ce match, nous passons clairement à côté du sujet, le groupe est jeune et a manqué de patience. Pour ce qui est de la bagarre, je suis très en colère, car il y avait déjà eu des problèmes contre Bagnères la saison passée. Après il faut être deux pour se battre aussi. On n’est peut être pas des agneaux, mais on ne se bat pas tout seul. Je précise que nous avons également deux de nos joueurs qui sont partis à l’hôpital…”

L’arbitre du match, Monsieur Mucel Patrick, nous a notifié qu’il y avait bien eu un rapport et que ce dernier était entre les mains de la Commission de discipline de la FFR, qui jugera des faits demain mercredi. Il sera alors temps de savoir quelles décisions et sanctions seront prises…

Une scène d'une rare violence sur un terrain de rugby
Il a fallu l’intervention de la gendarmerie pour stopper cette terrible violence

10 Commentaires

  1. Et sa change pas 30 ans appres c’est toujours pareil a quant la dissolution de se club de merde j’ai 60 balais et sa me revolte encore, a la ffr de prendre ses responsabiliter mon de dieux, quel honte.

  2. la seyne club de voyous qui fait une entente avec la valette un autre club de débile ça peut pas donner un bon résultat. j’ai déjà joué a la seyne et ça a toujours été la même chose : coup de poings coups de pieds au sol bagarres fourchettes….

  3. 1 contre 2, 4 joueurs! Ah oui ce sont des vrais hommes…. Pour répondre à Sancho, je suis supportrice d’une autre équipe. SI je suis dans les tribunes et vois cette situation, je n’hésites pas et rentre sur le terrain, pourtant je suis une femme!

  4. Cela fait plusieurs années que la seyne et la Valette n’ont rien à faire sur un stade de rugby. Étonnamment , une entente debilo-debile fait des étincelles ….

  5. Hélas cet article ne déclare pas qu’un supporter de Chambéry à adresser plusieurs coups de poing à des joueurs sur le terrain.. Il n’y a pas que d’un côté que l’attitude est détestable.

    • Bien sur que si! Y’a bientôt 30 ans que c’est le même bordel avec ces clubs là. A l’époque, on les jouait en cadet, ça ne se passait jamais bien et depuis, y’a rien de changé !

  6. Cete équipe est coutumière de ce comportement, on les subit, il est vraiment temps que le fédé fasse son boulot !!

  7. Il faut être deux pour se battre mais quand il y a mêlée sur les 5 mètre et que les joueur reculent jusqu’au 50 mètre. Je pense que seulement une équipe veut se battre.

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