Fédérale 2 : Annecy – Pézenas, bagarre entre joueurs et supporters, une montée en tribune va décider de la montée en Fédérale 1
Ce dimanche 1er juin, le 8ᵉ de finale retour de Fédérale 2 entre Annecy et Pézenas, décisif pour la montée, n’a pu aller à son terme à cause d’une bagarre entre joueurs et supporters dans les derniers instants de la partie. Face à cette situation inadmissible, l’arbitre de la rencontre a renvoyé définitivement tous les joueurs aux vestiaires alors que le score était de 38 à 32 en faveur des Haut-Savoyards. Soir un point de retard par rapport au score du match aller (19-12). Une décision de la Fédération Française de Rugby est attendue très rapidement pour trancher dans le vif et déterminer qui sortira gagnant sportivement. Mais peut-on parler de gagnant au regard du nouvel engouement suscité par cet « accroc » de plus en dehors du rectangle vert ? (Photo de Une Le Dauphiné Libéré /Jean-Marc Favre)

Tensions et débordements
Les réseaux sociaux n’ont pas tardé à s’enflammer. Depuis hier après-midi, des vidéos de bagarres entre joueurs héraultais et supporters circulent. Les deux clubs concernés ont depuis communiqué sur la situation : le match entre l’US Annecy et le Stade Piscenois a été suspendu. Mais que s’est-il passé ce dimanche au stade des Fins d’Annecy pour en arriver à un arrêt de la rencontre ?
Pour tenter de mieux comprendre, il faut remonter à la 70ᵉ minute de jeu. Devant son public venu nombreux et dans un décor digne des phases finales, Le BAAR (Bassin Annecy Aravis Rugby) menait sur le score étriqué de 38 à 32, et n’avait plus qu’une petite longueur de retard à remonter du match aller, mais c’est bien Pézenas qui tenait encore son ticket pour la Fédérale 1, grâce à sa victoire acquise par 7 points d’écart la semaine passée sur son terrain (29-22).
Le duel était donc totalement indécis et pouvait encore basculer d’un côté comme de l’autre. Au vu des enjeux et du scénario haletant, la tension était maximale, mais personne n’aurait pu imaginer une telle issue.
Cavalli, le buteur local, s’apprêtait à tirer une pénalité, qui pouvait permettre aux siens de basculer devant sur l’ensemble des deux confrontations. C’est à cet instant précis que des empoignades démarraient, le long de la coursive, puis directement en tribunes. Car les Héraultais décidèrent de passer la barrière, puis de grimper les marches pour rejoindre les accrochages qui se produisaient dans les gradins.

Une montée en pression
Une scène de chaos totalement ubuesque, avec des joueurs mêlés au public, au milieu d’enfants apeurés : la limite était largement dépassée aux yeux de l’arbitre, qui décidait alors de mettre un terme à la rencontre, avant les 80 minutes.
Quelle équipe sera déclarée vainqueur ? Cette décision appartient désormais à la Fédération Française de Rugby, qui statuera dans les prochaines heures. D’ici là, les deux clubs donnent leur version des faits, et forcément, deux versions divergent.
Côté Annecy, via un communiqué publié ce matin, le club met en avant le comportement exemplaire de ses joueurs, qui n’ont pas pris part aux échauffourées, en restant loin de la zone critique, sans pour autant s’aventurer sur l’origine de l’accrochage. Tout en condamnant les actes de violences qui s’étaient produits.

« Voilà la réalité »
Du côté de Pézenas, un communiqué sorti dans l’après-midi met en cause les supporters adverses d’avoir frappé l’un de ses joueurs avec un pichet, lui causant plusieurs points de suture (voir photo plus bas). Le Stade Piscénois va plus loin en évoquant des « insultes racistes et agressions verbales et physiques visant les femmes de joueurs ». Avec à la clé un dépôt de plainte du joueur blessé mais aussi du club violet.
Beaucoup d’éléments restent ainsi en suspens : provocation, insultes, mauvais coups, qui est à l’origine, qui a dépassé les limites, quid de la sécurité, pourquoi le demi de mêlée héraultais n’est pas resté derrière la main courante après avoir quitté le terrain, et pourquoi les joueurs héraultais en sont-ils venus à monter en tribune ? L’analyse est en cours, mais quoiqu’il advienne, cette fin de match ne fera pas une belle publicité au rugby amateur…

Tandis que les 7 autres qualifiés pour les quarts de finale et promus en Fédérale 1 sont connus, le point d’interrogation réside donc sur cette ultime rencontre. Une fois la décision prise, le vainqueur (s’il y en a un) affrontera Saint-Girons au prochain tour, tombeur de Léguevin sur le fil.

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Soit il y a des éléments probants de qui a ouvert les hostilités, soit pas.
Comme il semble qu’il n’y ait pas ces éléments, une seule solution: les 2 clubs sont disqualifiés, et leur prochain adversaire qualifié pour le tour suivant.
Aux clubs de gérer leurs joueurs et leur public.
C’est simple non ?
Pas de Hooligans dans ce sport