Interview – Enzo Trebosc, itinéraire d’un parcours hors normes

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Il a découvert le rugby dès l’âge de 5 ans, sur les traces de son grand-père et de son père. Enzo Trebosc se démarquait à l’époque par son gabarit « hors normes » en école de rugby. Avec le temps, et en grandissant, ce physique lui a permis d’avancer dans la vie et sur un terrain (1.74m pour 114kg). Restait à faire suivre le mental et la technique. Aujourd’hui, son parcours l’a mené en pôle espoirs du Castres Olympique, et à entrer dans la filière d’accès à haut niveau de la FFR. Grand espoir au poste de pilier droit, ou gauche donc, Enzo est un client comme on dit. Demi-finaliste malheureux contre le Racing le mois dernier, il s’est luxé une épaule qu’il se fera opérer ce weekend, et espère être prêt à 100% pour reprendre en septembre avec les Crabos. D’ici là, nous l’avons soumis à sa première interview, et le jeune gaillard de 16 ans, a manifestement la tête sur les (larges) épaules…

Enzo, le rugby, c’est avant tout une histoire de famille chez toi…
Oui, même si je ne l’ai pas connu, mon grand père a toujours joué à Lavelanet. Mon père aussi a joué au Stade Lavelanétien, donc c’était une évidence pour moi d’y jouer aussi, et d’y faire mes débuts. C’était une sorte de continuité.

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Enzo à l’époque du RCPO (photo Pascal Villalba)

Tu as changé de club ensuite, mais tout en restant en Ariège…
C’est ça, je suis parti à Pamiers, pour progresser, évoluer. C’était dur de partir de mon premier club, avec tous mes copains, mais j’allais les voir jouer mes dès que possible, ce que je continue à faire encore. Mon père m’a guidé dans ce choix, puis sur le terrain, puisqu’il est devenu entraîneur. J’ai continué mon parcours avec lui en quelque sorte.

Quelles étaient tes ambitions à ce moment-là, vers 14-15 ans ?
Je voulais devenir pro, je savais les sacrifices pour y parvenir, jouer en sports étude, etc… Pamiers m’a offert la possibilité de jouer avec la sélection d’Ariège, alors que j’étais surclassé. Lors du Tournoi inter-comités de Port la Nouvelle, en 2018, j’étais capitaine. C’est là que le Castres Olympique m’a repéré, que nous avons eu notre premier contact, et qu’il m’a été proposé de rejoindre ce grand club.

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15 ans : avec Yoan Herrlé, Pierre Ourtaud Cren, et Antonin Tenedos, joueurs U15 du CO, mais aussi stagiaires de la pépinière de formation (photo CO)

Ton père a eu son mot à dire pour t’aider à faire un choix ?
Mon père m’a dit que c’était à moi de choisir, je savais que ce serait compliqué de partir loin de ma famille. Mais j’ai accepté. Je suis entré dans un nouveau fonctionnement, je suis interne et parfois, je reste en internant pendant un mois. Ceci dit, le CO nous loge le weekend pour pouvoir rester sur place.

Intégrer le centre de formation du Castres Olympique, c’est te rapprocher un peu plus de ton rêve de devenir pro ?
C’est une étape de franchie oui, maintenant, même si je suis content, rien n’est sûr. Tout peut aller très vite, dans les deux sens, je le sais.

Autre étape franchie, ta sélection dans le Rassemblement Elite Jeunes (qui réunit les 100 meilleurs joueurs de trois catégories d’âge Moins 16 ans, Moins 17 ans et Moins 18 ans, listés dans les académies pôle espoirs).
Oui, c’était à Fréjus. Notre manager nous a dit en réunion, que le travail paye. Ce tournoi permet d’être gardé en U18.

Que de chemin parcouru donc depuis tes débuts, où nous avions publié une photo de toi, et cette différence de gabarit, assez impressionnante. Est-ce que tu en as souffert étant jeune ?
Non, mon père m’a toujours dit que c’était une chance d’avoir mon physique, et il avait raison. Je voyais bien que j’étais plus costaud, mais je n’ai jamais ressenti de gêne ou entendu de moqueries. Maintenant, cette différence s’estompe avec le temps, il faut travailler pour maintenir un potentiel. Le physique ne fait pas tout.

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Un physique impressionnant, oui, mais…

La famille est importante pour toi indéniablement…
Bien sûr, mes parents m’ont permis de joueur et de progresser au rugby, à m’accompagner partout, à faire des aller-retour, à tout payer. Je leur en suis très reconnaissant évidemment. Et puis, on peut être bon sur le terrain, aux entraînements et en matchs, il faut pouvoir souffler, et il n’y a rien de mieux que la famille pour se ressourcer.

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Enzo, prêt à sortir du bois

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