Féminines : Montauban, championnes Grand Sud

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Stéphane, votre premier sentiment après cette victoire en finale ?
Du bonheur, de la fierté. C’est peut être cliché de le dire ainsi, mais une finale ça se gagne. En étant dominé, on s’est montré ultra réalistes en marquant 2 essais et une pénalité sur nos trois incursions dans le camp adverse. Je pense que Fonsorbes s’est “mangé” le match en fait. Tant mieux pour nous, c’était notre première finale, et on su l’aborder sans trop de pression

Vous n’étiez déjà pas favoris pour la 1/2 finale à Luzech
Vous savez, on était un peu des sérials loosers. En phase de poule, on avait des résultats remarquables, mais en phase finale, on perdait nos moyens et nos matchs. Là, on a su répondre présent, et au bon moment

Comment expliquez-vous cette progression ?
Il y a tout d’abord un plus gros effectif, c’est certain. Mais je crois que le groupe a gagné en maturité. Cet ensemble fait qu’on ne s’appuie plus sur des individualités, mais sur un collectif rôdé, où chaque joueuse apporte à l’équipe, qui conserve le même rendement. Et puis, je tiens à souligner le travail de Stéphane Potiok, qui dans sa préparation physique et mentale, a eu une approche différente, un meilleur discours, de nature à enlever la pression aux joueuses, à envoyer des messages positifs. Ce qui, pour Guillaume (Soler) et moi est un atout supplémentaire très important à l’approche des grands rendez-vous. Et maintenant les phases finales du championnat de France
Oui, et je ne vais pas vous tenir un discours langue de bois : on va tout faire pour aller chercher le titre. On ose le dire car on y croit, on verra bien ensuite. Mais les deux derniers vainqueurs du grand Sud ont gagné le titre (Gaillac, Saint-orens), alors pourquoi pas nous.

L’avenir fonsorbais s’est rapproché du Stade Toulousain, Montauban gagne la finale Grand Sud, le rugby féminin devient plus structuré
Ca fait 4 ans que j’entraîne l’USM. On en porte le nom, c’est vrai, derrière la vitrine, la réalité est que nous n’avons pas de placards à ballons, pas de club house, … ce n’est pas une critique, juste un constat. Une ville comme Montauban attend que son équipe réintègre le monde pro, et c’est tout à fait légitime. Je dis juste qu’aimerait bien avoir une petite place pour pouvoir se poser aussi.

Cette victoire contribuera sûrement à être entendu
On verra bien oui, je le souhaite en tout cas. On joue dans notr Arms park à nous, dans la plaine du Ramirou (rires), où l’on sort deux tréteaux et une table pour poser de quoi grignoter et boire un coup. J’en profite pour remercier ici les clubs de Bressols et du RC Montauban, qui ont bien voulu nous accueillir pour quelques matchs, et M. Piazzoli, qui s’occupe de notre terrain. Et puis, j’adresse un clin d’œil à toutes les joueuses. C’est tellement enrichissant de les entraîner. Elles travaillent dur, savent se remettre en question. Je conseille à n’importe quel entraîneur de prendre une équipe féminine tellement on en ressort grandi.

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