Fédérales : les causeries d’après matchs

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Poule 4
Lannemezan 34-26 Castanet
Quentin d’Aram de Valada (capitaine et troisième ligne Castanet)
On démarre mal le match avec trois points encaissés dès le coup d’envoi. On marque dans la foulée un essai pour mener 7-3 puis 10-6. De là, on encaisse un essai évitable en rendant le ballon au pied puis un autre rocambolesque avec une succession de maladresses, on leur donne 14 points pour tourner à 10-18 à la mi-temps en notre défaveur. Mais on était confiant, on avait les ballons en touche, on a rivalisé en mêlée, on a proposé de belles séquences avec de belles initiatives. Mais en face, il y avait un buteur d’un froid réalisme qui a meublé le score. A deux minutes de la fin, on a une pénalité pour obtenir le bonus de 50m qui touche le poteau, derrière on a encore deux fois l’occasion de marquer, en vain. Il faut qu’on réussisse à alterner un peu plus le jeu tout en conservant ses ambitions dans le jeu qui sont louables. On reçoit Lourdes qui vient de descendre, attention au match piège, on a encore les cartes en mains pour la qualification.

Blagnac 29-14 Bagnères-de-Bigorre
Benjamin Guiral (troisième ligne Blagnac)
Ce fut un belle partie hier avec une première mi-temps où on a réussi à mettre beaucoup de volume de jeu et d’intensité. Ca nous a permis de mener rapidement au score, et de tourner à la pause avec un avantage de points conséquent. Au retour des vestiaires, nous n’avons pas du tout présenté le même visage, Bagnères, sûrement vexé, a bien réagi et le vent contre nous a fait jouer chez nous, en étant privés de ballon. Poule 5
Villefranche-de-Lauragais 27-20 Avignon Le Pontet
Julien Sidobre (entraîneur Villefranche)
On avait bien préparé ce match car on savait à quoi s’attendre face à une rugueuse équipe du Pontet. On a dû les déplacer pour les fatiguer, nous savions qu’il fallait être patient dans cette rencontre. On est mené 12-13 à la mi-temps en jouant contre le vent mais on a continué à mettre du volume et installer une tactique qui a fini par payer puisqu’ils ont baissé physiquement en deuxième mi-temps. Il y avait du monde, des partenaires, il faisait beau, on avait à coeur de réaliser un bon match. La qualification est semble-t-il acquise, il nous reste désormais trois matchs dont deux à l’extérieur pour assurer le meilleur classement possible et espérer un tirage plus favorable.

Poule 7
Saverdun 13-12 Gaillac
Eric Mercadier (entraîneur Saverdun)
Quel bonheur au coup de sifflet final ! Certes ce n’était pas le match de la montée en fédérale 1, ni la finale du championnat de France, mais simplement la joie immense d’une équipe, d’un club, de tout un village qui se bat chaque dimanche, pour exister et survivre à ce niveau, et dans une poule tellement compliquée. C’est clair qu’il vaut mieux ne pas être cardiaque quand on est supporter de Saverdun, on gagne nos matchs souvent à la fin et de peu. Mais ça prouve qu’on ne peut pas reprocher aux joueurs de manquer d’envie, ni de motivation. On va bien travailler encore cette semaine, car dès dimanche prochain, il faudra remettre le bleu de chauffe. Cette victoire face à Gaillac était vitale, mais rien n’est fait, ni pour la descente, ni pourquoi pas, pour la qualification. Alors je pense qu’on en n’a pas fini avec les émotions !

Philippe Garrigues (co-entraîneur Gaillac)
Cette défaite est méritée et même logique. Saverdun voulait absolument gagner cette partie pour rester en Fédérale 2 et ils réalisent le match parfait. Nous avons trop subi en première mi-temps et notamment dans le premier quart d’heure pour espérer mieux. Nous faisons beaucoup trop de fautes bêtes en fin de match également où l’on se fait retourner une pénalité qui peut nous permettre de gagner. Nous jouons à 14 pendant 25 minutes suite à un plaquage au-dessus des épaules et c’est très compliqué dans ces cas-là face à une formation qui joue sa survie. Par rapport au match face à L’Isle-Jourdain, où l’on score rapidement, ce week-end, on concède 5 pénalités en un quart d’heure dues à un manque de lucidité. On récupère un point de bonus défensif tout de même et nous restons second de la poule ce qui est à souligner. Il ne faut pas tout remettre en cause et se projeter sur la réception de Nafarroa, quatrième de la poule et qui jouera sa qualif face à nous. A nous d’encaisser le moins de points possibles et de prendre les 4 points à la maison.

Poule 8
Aire-sur-Adour 3-40 Saint-Sulpice
Diego Garcia (troisième ligne et capitaine Saint-Sulpice)
On ne s’attendait pas à un tel résultat surtout qu’on avait un peu de mal à s’exporter ces derniers temps. On était déçu de notre match à Argelès et donc on ne pouvait pas se permettre de passer à côté et de ne rentrer qu’avec le bonus défensif. Ensuite, quand on est à l’heure au coup d’envoi, cela change tout. On a pris vite le score, ils avaient décidé de jouer face au vent mais le score était acquis déjà à la pause en notre faveur 25 à 3. Du coup, l’adversaire s’est un peu résigné ou plutôt a changé de comportement. Voulant stopper l’hémorragie, ils ont mis en avant d’autres arguments peu conventionnels et c’est regrettable. Une bagarre générale a éclaté vers la fin et nous avons écopé d’un carton rouge, ce qui est le point noir de ce match. Mais même si on sait qu’il ne faut pas tomber dans le piège, au bout d’un moment c’est inacceptable. Le fait marquant reste quand même la pénalité de mamouth de Benjamin Roquebert à 65 mètres qui passe sous les sifflets. Prochain match, c’est la réception de Lombez-Samatan, c’est un honneur pour nous de les recevoir. Nos deux coachs sont issus de là-bas, moi-même j’y habite, ce sera un match particulier. C’est un peu un club modèle pour nous, un club avec une histoire, qui a su créer quelque chose et qui possède de belles infrastructures. On essaie un peu de s’en inspirer même si bien sûr on ne les regardera pas jouer surtout qu’ils sont juste derrière au classement. Car, de plus, on a toujours la place de premier en ligne de mire qui reste accessible.

Arcachon 39 – 5 Tournefeuille
Mathieu Richard (talonneur Tournefeuille)
C’est dans une situtation plutôt compliquée et un contexte délicat que nous nous sommes présentés à Arcachon. Face à une équipe pour laquelle on peut se demander comment est-elle aussi mal classée vu son effectif. On avait pas mal d’absents et on a mal démarré le match sans pouvoir limiter la casse. On tourne à 27 à 0 à la mi-temps et on se réveille. Certes, on subit mais on existe et on arrive à maintenir un niveau correct même si le score final reste sévère. Mention spéciale aux jeunes qui ont été vaillants et ont bien figuré. On va faire un point d’honneur à bien finir la saison notamment à domicile.

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