Fédérale 3 – Eric MERCADIER (Saverdun): Doux, dur et dingue

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Adolescent, Eric joue au foot, souvent surclassé, à cause de sa taille. C’est bien gentil d’être grand, encore faut-il en profiter. Alors un jour, il fait un détour sur son vélo et s’arrête à Toulouse Lalande, pour voir de près du rugby. Là, il rencontre un dirigeant, ravi de l’aubaine. « Je n’ai rien dit à mon père, mais quand il l’a découvert, il ne m’a pas parlé pendant une semaine ! » Le grand, mais pas encore gaillard, se souvient de son premier match. «C’était à Mauvezin. J’en suis ressorti avec une fracture du sternum… J’apprenais à plaquer » (rires). Le débutant fait connaissance avec le combat, mais aussi avec l’engagement, la solidarité. Il se retrouve dans ces valeurs. « Même si à 17 ans, j’étais le deuxième ligne le plus maigre de France ! »

Le TOEC, avec Mr Garbajosa, le repère. Eric enquille en juniors Reichels, puis rapidement en 2ème division avec l’équipe première. Le TOEC pâtissait alors d’une réputation plutôt rugueuse, héritage de l’équipe une de l’époque. Bref, l’équipe est attendue de partout et la relève se forge un mental très vite. Eric côtoie Mc Dowel, alors jeune baby black. Les jeunes font mieux que se défendre, et lors d’un match en coupe de France contre Albi, le club tarnais ouvre la cage à Eric pour la saison suivante, en 1988. « J’ai vécu deux années fabuleuses à Albi, on jouait en groupe A’, avec Castres, Biarritz, Agen, mais aussi Montchanin, Hyères ». Ses duels avec les deuxièmes lignes d’en face, épais, agressifs, tout le temps, beaucoup s’en souviennent. Puis, Eric quitte Albi pour aller à… Castres pas tout à fait entré dans l’ère du Laboratoire Fabre, mais en pleine ascension. Bien vu, il est champion de France en groupe B. Le club réalise encore une belle saison dans la foulée, en groupe A, et s’arrêtera en 8ème de finale contre le Racing, à Colombes. Il enchaine une troisième année en groupe A avec le Stade Toulousain, dans le creux de la vague à l’époque. Castres est champion en 93, avec Mr Revol déjà, mais sans lui donc. « J’ai vu le match avec un pote, Philippe Bérot, j’ai eu des frissons pendant, c’est sûr. J’étais heureux à la fin, avec les poils qui se hérissaient. Mais sans regrets, vraiment »

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