Emploi : Quand les clubs amateurs se professionnalisent

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Comment êtes-vous arrivés à structurer votre club et à créer des emplois ?
Nous avons crée depuis 5 ans une petite équipe de 6 salariés éducateurs sportifs à temps complet en CDI, grâce aux aides tel que le dispositif « emploi avenir ». Nous avons fait l’objet d’un accompagnement, grâce aux dispositifs locaux d’accompagnement, qui nous ont permis de nous développer. Nous avons travaillé sur la manière de structurer un club, sur la création d’emplois et sur les moyens à mettre en œuvre afin de les pérenniser. Nous avons ainsi cherché de nouvelles sources de financement en développant des actions.

C’est à dire?
Par exemple, nous intervenons au sein d’écoles élémentaires sur des initiations rugby à XIII. Pendant les vacances scolaires, nous organisons des stages multi sports. Nous accueillons 20 à 25 enfants par semaine de stage et leur proposons en plus du rugby diverses activités sportives. Les enfants viennent des quartiers environnants et même de l’extérieur de Toulouse, Muret, Labège et d’autres communes alentours. Créer des emplois ça veut dire aussi gérer le club différemment. Nous avons pris un comptable, étudié le code du travail, appris à déclarer les cotisations sociales (URSSAF, fonds de formation, retraite). Nous sommes presque devenus une petite entreprise.

Vous pensez que ces projets permettent de vous différencier de l’ensemble des clubs de l’agglomération toulousaine ?
Oui tout à fait. Notre vocation est de pérenniser le rugby à XIII dans un premier temps mais surtout de pérenniser les emplois et de développer les actions qui nous permettent d’accueillir tous les petits des quartiers alentours. 20 à 30 bénévoles travaillent, aux côtés des salariés, dans un esprit de groupe et une vie de club à laquelle nous tenons beaucoup.

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