Du côté des pros : Mathieu Giudicelli (Biarritz Olympique)

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L’invité de cette semaine est Mathieu Giudicelli, pilier du Biarritz Olympique. On revient avec lui sur les derniers matchs, sur sa saison et sur ses débuts dans le rugby dans une région plutôt fan du ballon rond…

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Le pilier Corse semble heureux à Biarritz mais réfléchit énormément à son avenir la saison prochaine! (crédit :Gettyimages)

On va parler du match de jeudi soir, grosse performance face à un prétendant à la montée…
Oui, on a fait un gros match, où on a su mettre du rythme malgré les conditions. On est tombé sur une belle équipe qui n‘a rien lâché jusqu’au bout et qui nous a privé du point de bonus offensif, c‘est dommage de le perdre dans les derniers instants. Mais c‘est tout de même une grosse performance encourageante pour la suite.

Dans un championnat aussi serré, dans les vestiaires à la fin, on pense au bonus perdu dans les derniers instants ou bien on savoure la victoire ?
Il y a des deux. On a la joie de la victoire mais aussi l‘amertume de ce point de bonus perdu. Je pense que cette frustration va nous permettre de rester concentré et de mieux travailler sur les prochaines échéances.

Sur les matchs à l’extérieur, qu‘est ce qu‘il vous manque pour le moment ?
Pas grand chose, je pense surtout à de la réussite. On produit de belles choses à l‘extérieur mais à chaque fois on échoue à peu de chose. On est déçu là dessus mais on y travaille pour pouvoir être plus performants et essayer d‘enfin ramener autre chose de nos déplacements.

Ça rajoute forcément de la pression sur tous vos matchs à domicile car vous n‘avez pas le droit de vous planter ?
Il me semble que cela fait 21 matchs que l‘on est invaincus à domicile et on a à cœur de le rester. Il nous manque pas grand chose à l‘extérieur, avec le temps, on devrait y arriver lors des prochains matchs.

Vous êtes une des équipes où il y a le plus de joueurs en fin de contrat, est ce que tu n‘as pas peur que ça perturbe, même inconsciemment, le groupe ?
Forcément ça nous perturbe un peu. C‘est toujours compliqué, on est des hommes avant tout, avec des familles, des situations personnelles et on a beaucoup de responsabilités. Du coup, ça perturbe tous joueurs mais on essaye de rester concentré à 200% pour l‘équipe et donner le meilleur de nous même.

D’ailleurs comment es-tu contractuellement ?
Je suis en fin de contrat et je n‘ai pas pris de décision.

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Mathieu est passé du côté de Tarbes une petite saison…

Sur ta prolongation, ou pour une nouvelle aventure ?
Avec mon club et avec d‘autres. Je n‘ai encore rien décidé, on verra…

Tu es arrivé dans les valises de l‘ancien coach que tu avais à Tarbes, est ce que le changement de staff t‘a fait peur à l‘inter saison ?
Pas spécialement. C‘est vrai que j‘étais avec Fred Garcia à Tarbes et que je l‘ai suivi à Biarritz, ensuite il y a eu ce changement d‘entraîneur, ce sont de bons entraîneurs et ça s‘est bien passé, je n‘ai jamais eu peur…

Tu viens de Corse, comment est ce qu‘on décide de se mettre au ballon ovale car ce n‘est pas forcément une terre de rugby ?
Depuis tout petit, j‘ai un physique un peu différent des autres, j‘étais grand et costaud. Comme tout gamin corse j‘ai commencé au foot mais c‘était vraiment pas ma place et mon père m‘a envoyé au rugby. Là bas il y a la place pour tous les morphotypes. C‘est comme ça que je suis allé au rugby, ça m‘a plu et j‘y ai trouvé une seconde famille, ce qui m‘a donné envie de continuer.

C‘est même plutôt une terre de foot, tu as pas mal tweeté sur les malheurs du Sporting, cela t‘a peiné de voir ce club sombrer ?
Ça m‘a fait beaucoup de peine, le Sporting est une institution en Corse, les habitants ne voient que par ce club et du coup cela m‘a peiné de voir où il en était arrivé. Comme on dit, le Sporting est immortel donc je pense qu‘il se relèvera et dans quelques années on le reverra dans l‘élite.

C‘était déjà peut être le cas à ton époque mais ça l‘est encore plus depuis quelques années, voir que ce club (Montpellier) ne s‘appuie plus sur sa formation et ne laisse pas sa chance aux jeunes, ça doit être rageant ?
Je trouve que la politique à quelque peu changé depuis la fin de l‘année dernière. C‘est vrai qu‘à l‘époque, Jack White a fait venir beaucoup d‘étrangers et a un peu délaissé le centre de formation, ça m‘a fait beaucoup de peine. Ensuite avec la venue de Vern Cotter il y a une nouvelle politique où on fait à nouveau confiance aux jeunes issus du centre de formation. C‘est pour moi une bonne politique parce que Montpellier est je pense un des meilleurs centres de formation en France depuis des années. Je sais de quoi je parle, mon petit frère a été formé à Montpellier et il est très heureux là bas.

Derrière tu es parti à Mont de Marsan avec un petit imbroglio pour un départ à l‘UBB, qu‘est ce qu‘il s‘est passé ?
J‘ai fait ma dernière année de formation à Mont de Marsan après 4 années de formations à Montpellier et pour pouvoir faire cette dernière année au Stade Montois, j‘ai du casser mon contrat. J‘ai pas mal joué à Mont de Marsan avec 17 ou 18 matchs en TOP14 et Challenge Européen il me semble et Bordeaux-Bègles voulait me faire signer mais il y avait une grosse indemnité de formation à payer. Du coup ça a bloqué le transfert et j‘ai préféré rester pour deux ans de plus au Stade Montois.

En ce début d‘année, qu‘est ce qu‘on peut te souhaiter ?
Du bonheur, la santé et que du positif avec le BO et pourquoi pas une montée en TOP14 !

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