Mercatovale : L’Isle-en-Dodon étoffe son staff

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La saison 2017-2018 était aussi attendue que crainte par l’Isle-en-Dodon. Le promu s’est frotté aux ténors de l’Honneur avec brio, au point de terminer second de poule et disputer les phases finales. Et malgré une élimination en quarts de finale, les Ciel et blanc ont validé leurs dernières montées successives, assorties de titres. A la croisée des chemins, s’est posée la question de savoir qui allait entraîner pour la saison à venir. Jérôme Suderie et Olivier Charlas n’étaient pas certains de repartir, et pourtant, ils nous ont confirmé qu’ils rempilaient, et nous expliquent pourquoi. Ils seront épaulés par un jeune retraité des terrains qui a pourtant une longue expérience d’entraîneur derrière lui : Christophe Lafforgue…

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Christophe Lafforgue aura connu de grandes émotions sur le pré avec l’USL, comme ici lors du titre 2017. Il compte bien en faire autant depuis le banc (photo Christophe Fabries)

Christophe Lafforgue, après votre arrêt comme joueur, vous voici, une nouvelle fois, entraîneur d’une équipe, en fait, vous ne savez pas vous arrêter ?
(Rires) Si, si. Arrêter de jouer était une évidence, car je n’amenais plus rien à l’équipe, j’ai senti que c’était le moment. Pour ce qui d’entraîner par contre, c’était loin d’être prévu. Je m’installe sur l’exploitation familiale en BIO, et c’est un vrai projet de vie que nous allons réaliser en famille et qui va me prendre du temps. Alors quand le club m’a sollicité, j’ai d’abord dit non, pour ne pas faire les choses à moitié, et que l’on ne soit pas déçu de moi.

Pourquoi avoir dit oui dans ce cas ?
Le fonctionnement, comme il se profile, avec des responsabilités et des fonctions partagées avec Olivier et Jérome, nous permettra de partager et de profiter de la performance de chacun. Et puis après quelques années de rugby, dans différentes fonctions et à plusieurs échelons, j’ai pu constater que pour beaucoup de personnes, la finalité n’est pas le niveau dans lequel on joue ou l’argent que l’on peut y réclamer, qui rend heureux, mais bel et bien l’humain et les émotions que l’on peut y vivre.

Après Lombez-Samatan, vous avez retrouvé ce même état d’esprit à l’Isle-en-Dodon ?
A l’Isle en Dodon, c’est sûr, on est loin de tout, perdu au fond du Comminges comme certains voisins, mais ici au moins, tout le monde a la même chose, la même attention, toutes les personnes ont la même valeur et nous portons le même intérêt à l’école de rugby, aux cadets et aux séniors. Chaque jour ça nous resserre pour continuer à grandir ensemble, alors louper l’occasion de vivre des émotions fortes avec la grande Ligue Occitanie, chez moi, aurait été une bêtise. C’est peut-être fou, mais je nous vois motivés comme jamais !


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Olivier Charlas a pesé le pour et le contre, et le pour l’a visiblement largement emporté (photo Christophe Fabries)

Olivier Charlas, vous nous aviez dit vous engager pour 3 ans en arrivant à l’Isle, pourquoi une quatrième année ?

Il y a plusieurs choses qui m’ont motivé pour faire une année de plus : tout d’abord la performance des joueurs cette année, car finir second pour un promu, c’est quand même un très bon parcours. Continuer à travailler avec Jérôme qui, lui aussi après réflexion, reste à l’USL, plus la venue de Christophe Lafforgue qui va amener de la complémentarité, son expérience de la fédérale et un nouveau discours, c’était important aussi. Mathieu Grindes et Philippe Soulé qui ont porté avec moi, il y a quelques années, le maillot de l’USL, et qui auront en charge l’équipe 2, ça compte. La venue de Guillaume Arcidet, capitaine lorsqu’on a fait le doublé il y a 3 ans, écarté des terrains par blessure, ça compte. Il prend une place importante dans l’organigramme. Le duo à la présidence ne change pas, et pour finir, beaucoup de bénévoles motivés plus que jamais. Toutes ces personnes m’ont motivé à m’engager, et j’ai le sentiment que celles-ci vont aller dans le même sens pour mener à bien ce projet.


Jérome Suderie, vous rempilez pour une troisième année ?
J’ai pris la décision de faire une troisième année à l’USL car je m’y sens bien. C’est un bon club avec un esprit famille, comme j’aime. Tout le monde y vit bien ensemble, entraîneurs, joueurs, dirigeants, supporters, sponsor. Côté sportif, il y a un beau challenge à relever avec la nouvelle Ligue Occitanie, tout nouveau projet, donc excitant. Le club est aussi en train de se structurer, que ce soit au niveau sportif (kiné, docteur, soigneur, préparateur physique, recrutement joueurs ciblés) ou au niveau infrastructure avec la naissance d’un nouveau club house et la réfection des vestiaires. L’USL, en fait, c’est The place to Be in 2018/2019 !

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