FFR : les comptes ne sont pas bons

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Le Comité Directeur de la FFR réuni ce jour à Paris a transmis un communiqué confirmant une perte de 7,35 millions d’euros sur l’exercice 2017-2018. Néanmoins la FFR justifie cette somme par des « prises de décision associées à des événements exceptionnels, synonymes de garantie pour l’avenir de la Fédération ». Comprenez l’organisation de la Coupe du Monde U20, l’arrêt du projet du Grand Stade, mais aussi le changement du staff du XV de France. La FFR explique aussi que l’obtention de la Coupe du monde 2023 sera un « jackpot pour le rugby amateur » avec un retour sur investissement estimé entre 50 et 60 millions d’euros de bénéfices nets…

Un optimisme qui contraste avec les nouvelles révélations du JDD suite aux investigations menées par Philippe Kalenbrunn, journaliste qui avait déjà révélé et dénoncé les liens prétendus entre Bernard Laporte et M. Altrad. Ce dernier précise dans son papier paru hier, que la FFR présentait un solde positif de 3,5 millions d’euros à la fin 2016, mais que les 44 mesures annoncées par le nouveau président élu étaient très coûteuses.  Un an après, le résultat comptable est en effet tombé à moins d’un million d’excédent, pour chuter à -3,5 millions cette année.

Le JDD affirme que si les comptes sont dans le rouge c’est que « des grosses sommes ont dû être provisionnées en raison de contentieux en cours et à venir. Le plus important d’entre eux concerne l’abandon du projet de Grand Stade en Essonne. A la suite de cette décision brutale prise par Bernard Laporte dès le 14 décembre 2016, onze jours après son élection, les villes de Bondoufle et Ris Orangis (Essonne) ainsi que la communauté d’agglomération Grand Paris-Sud, Seine, Essonne et Sénart ont réclamé des indemnités de 52,3 millions d’euros au titre du préjudice subi. S’il avait validé les comptes fédéraux de l’exercice 2016-2017, Pierre Ancely, le commissaire aux comptes du cabinet Union fiduciaire de Paris, avait d’ailleurs déjà relevé ce sujet épineux dans son rapport l’année dernière. »

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Dans le même ordre d’idées : « La FFR a dû assumer en 2017-2018 les coûts de garantie financière liés à la candidature de l’organisation de la Coupe du monde 2023, d’une part auprès de la Caisse des dépôts et des consignations (CDC), d’autre part auprès de la Société Générale. La Fédération a notamment payé au prix fort la CDC, en raison d’une piètre négociation du taux d’intérêt (2% contre 0,40% pour celui de la banque française) de la garantie accordée. En se portant candidate de dernière minute à l’organisation de la Coupe du monde des moins de 20 ans (remportée par les jeunes Français le 17 juin), après le renoncement de l’Argentine où devait se dérouler l’épreuve, la FFR a dû faire face à des coûts non programmés. »

Et le journaliste de pointer du doigt le bras de fer qui oppose la FFR à Guy Novès, dont le passage aux Prud’hommes à Toulouse le 14 févreir prochain est très attendu aussi.

Les tests matchs de novembre aussi, surtout que le Stade de France et de Lille risquent de sonner creux. La vente de billets bradés n’envoyant pas non plus le meilleur message à tous les passionnés de rugby, qui se posent des questions…

Voir le communiqué de la FFR sur l’arrêté des Comptes

Voir l’article du JDD

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