Coup de gueule – Eric Reveillé (TAC) : « En cas de refus, j’entame une grève de la faim ! »

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Eric Reveillé est un passionné de rugby, dont sa première licence remonte à 1976. Tout au long de son parcours ovale, il n’a eu de cesse d’apprendre, puis de transmettre certaines valeurs fondatrices qui font d’un joueur, un homme meilleur, et inversement. Entraîneur en 4ème série au Toulouse Athlétic club, il peut se féliciter d’avoir emmené ses troupes à la seconde place de sa poule. Mais la qualification tant espérée, la parfum des phases finales tant désiré, le travail de toute une saison aussi, oui, tout cela lui a été enlevé au dernier moment. En cause, un point de règlement, dont il connaît les contours certes, mais n’en accepte pas les conséquences. Il tenait à nous faire part de son dépit, de sa colère aussi, mais surtout de sa détermination à faire infléchir l’institution, par tous les moyens possibles. Évoquant même une grève de la faim…

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Eric Reveillé (au premier plan en t-shirt blanc et bleu), jamais bien loin de ses troupes

« Le TAC cette saison, c’est 70% de victoires et une deuxième place au classement de la poule 2 de quatrième série. Mais c’est aussi uniquement 15 licences à l’école de rugby au 31.01.2018. Alors oui, les obligations ne sont pas remplies. Mais est-ce que le but du règlement, c’est d’avoir plus de licenciés, ou de décourager les gamins qui voient leur équipe fanion disqualifiée ? Et je ne parle pas des éducateurs bénévoles, qui comme moi, vont rendre le tablier.

Est-ce que l’on va gagner la coupe du monde 2023 avec le nombre de licenciés dans les écoles de rugby au 31.01.2018 ? Non, je pense qu’il vaut mieux éviter de décourager tous les bénévoles du monde amateur.

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Eric Reveillé plus déterminé que jamais

Depuis, le TAC a mis en place un service civique avec la FFR et intervient 4 fois par semaine dans les écoles de quartier prioritaire politique de la ville. Aujourd’hui le club a 24 licences à l’école de rugby. Je fais donc appel au bon sens des dirigeants du comité. Je vais solliciter le CNOSF en début de semaine,  je vais en parler aux élus pour essayer d’avoir l’avis de Mme Laura FLESSEL. 

Toute la saison, soit 63 séances d’entraînement, j’ai gonflé mes joueurs en leur expliquant qu’il ne fallait jamais rien lâcher, même lors de séances de physique particulièrement dures. Donc je ne lâcherai rien et si jeudi soir, nous n’avons pas de réponse positive, vendredi matin je serai sur le parking du comité pour entamer une grève de la faim avec les photocopies des 24 licences de l’école de rugby, le classement de la poule 2 de quatrième série.
Je vais solliciter les médias aussi. En commençant par vous d’abord, Rugby Amateur, puis après j’irai frapper à la porte de la Dépêche, du Midi Olympique, de France Télévisions et je vais essayer de joindre CANAL + qui a fait ce weekend un beau reportage sur le rugby des cités. Alors que nous, club de quartier, on nous met des bâtons dans les roues. 
À moins que la non qualification du TAC s’explique par des raisons plus sournoises, chose que je n’ose pas imaginer. Je vais encourager tous les sportifs issus des cités à venir nous soutenir. Certes, nous ne parlons pas du même rugby, le budget annuel de fonctionnement du TAC est inférieur à un mois de salaire d’un international, mais combien d’internationaux viennent de petit clubs ? Donc, arrêtez de tirer le rugby vers le bas ! 
Eric Réveillé, entraîneur du Toulouse Athlétic Club, écœuré du rugby »
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3 Commentaires

  1. AVENIR SPORTIF DE TOURNUS
    Marcel RODET – Président
    Nous sommes un petit club d’Honneur de Bourgogne. Pour la deuxième année consécutive, nous sommes 2éme de notre poule, et nous avons été averti que nous n’aurons pas le droit de monter en 3éme division, pas le droit au phases finales du championnat de France, pas le droit de participer à la finale du comité, et cerise sur le gâteau, nous serons sanctionné entre 1 et 10 points. Nous avons depuis quelques temps pour de multiples raisons qui ne dépendent pas toutes de notre club, comme certains veulent bien le colporter, des problèmes avec nos effectifs jeunes dans les catégories U16 et U18. Nous avons 60 licenciés seniors et notre équipe réserve est actuellement 3éme du championnat, aujourd’hui si les sanctions sont maintenues, je ne sais pas dans quelles conditions nous repartirons la saison prochaine, dirigeants, joueurs, bénévoles, sponsors et mairie qui nous soutien, sont écoeurés. Malgré notre demande d’aide au comité fin juin 2018, avant la reprise du championnat, un semblant de solution nous a été proposé, mais comme il s’agissait d’une équipe de F1, cela n’a pas pu se concrétiser, car il leur faut des équipes jeunes en propre. Nous étions en association avec deux clubs qui nous ont quittés sans nous prévenir, et nous nous sommes trouvé dans l’impuissance de trouver une solution. Entre temps les élections de la ligue sont passées par là, et notre problème n’était pas le principal sujet de préoccupation. J’ai fait une demande de modification de règlement à la FFR, incluant les U14 dans les obligations jeunes. cette catégories est entre l’Ecole de rugby et les équipes jeunes et cela permettrai à plus de petits clubs de remplir leurs obligations. Il faut évoluer avec son temps, avant les clubs régionaux venaient recruter nos meilleurs jeunes vers 18 ans, maintenant c’est vers 13 et 14 ans que cela commence. On en arrive à des incohérences notoires au niveau des associations de clubs, uniquement pour remplir ces obligations, c’est faire l’autruche et amener NOTRE rugby dans une impasse totale. De nombreux clubs en France sont dans cette situation, faisons blocs, recensons-nous, regroupons-nous pour avoir plus de poids, avec des modifications de règlements avec effets rétroactifs pour cette saison.
    Bon courage à vous et votre club

  2. De toute façon, ils ont ce qu’ils cherchent depuis des années, la mort des petits clubs qui coûtent cher pour privilégier les plus grosses entités. On voit le nombre de licenciés chuter depuis des années, c’est sûr qu’avec des règlements pareils qui dégoûtent le rugby n’en sort pas grandi et ça donne pas envie de continuer dans le milieu. Après 25 licences signées depuis 1992, je n’en ai pas pris cette année, même comme dirigeant, car le milieu me plaît de moins en moins, c’est devenu un sport de spectateurs et non plus de vrais passionnés. On le voit au bord des terrains et même sur le terrain avec des éducateurs qui n’y connaissent rien, n’ont jamais touché un ballon et qui vienne te donner des leçons. Et ça ne va pas aller en s’améliorant…

  3. du coté de Lauzerte on connaît nous aussi cette injustice et nous approuvons et soutenons la colère de cet éducateur a qui ont demande d’inculquer a ses joueurs le respect de l’autre du maillots et qui au prix de beaucoup d’efforts et de sacrifices arrive a se qualifier pour se voir interdire les phases finales. ces messieurs du comite sont entrain de tuer par leurs agissements les petits club .a quoi veulent t’ils arriver? seul le rugby des villes moyenne doit t’il exister? ne lâcher rien vous n’êtes pas seul dans ce combat contre les injustice de ce comité

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