Anglet : Transferts et interview de Jean Louis Lahargou

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C’est l’intersaison, le moment des transferts, l’AORC après 2 années en Fédérale 1 affiche des objectifs à la hausse avec un recrutement ambitieux, Jean Louis Lahargou le directeur sportif nous en parle…

Tyrosse Anglet 1
Anglet et Tyrosse vont encore se retrouver la saison prochaine. (crédit : Anglet Olympique)

Budget 2017-2018 : 670 000 euros

Président : Bernard Lataste
Entraîneur des avants : Christophe Milheres
Entraîneur des arrières : Frédéric Tauzin

DEPARTS

Maxime Dupuis : talonneur, Graulhet
Benjamin Alcalde : demi de mêlée, (Hendaye?)
Esteban Noriega : pilier, (?)
Julien Saubade : ailier, arrêt (?)
Matt Graham : 2ème ligne, Aviron Bayonnais

ARRIVEES

Bertrand Perez
Bertrand Perez (crédit : Pablo Ordas)

Bertrand Perez : pilier, Dax. Passé par les catégories de jeune à Bayonne puis la saison dernière à Dax, le pilier ne compte que 33 minutes joués avec les professionnels. Ce sera quand même un sérieux atout en Fédérale 1 à condition de retrouver le rythme très vite. C’est un bon pilier droit, très mobile, adroit balle en main et qui peut aussi jouer au talon, cette polyvalence sera un atout pour figurer en équipe première. Il est revanchard et veut se montrer en faisant une saison pleine.


Julien LARRIBE
Julien Larribe

Julien Larribe : pilier, Hendaye. Lui aussi vient du Stade Hendayais mais a souvent été titulaire cette saison. Pilier gauche, c’est une valeur sûre à son poste et il n’aura pas de mal à évoluer en Fédérale 1. Passé par Cahors, Blagnac, il était arrivé la même année que Maxime Berho au Stade Hendayais à savoir lors de la saison 2014/2015. Nouveau challenge donc pour lui, il est encore jeune et devrait pouvoir sinstaller durablement dans cette division.


Maxime BERHO
Maxime Berho

Maxime Bérho : talonneur, Hendaye.  Il n’a pas beaucoup joué cette saison dans la superbe année du Stade Hendayais. C’est un joueur revanchard, qui a surtout envie de se relancer avec un nouveau challenge sportif. Passé par les espoirs du Biarritz Olympique, agé de 25 ans, 1m79 pour 107 kilos, Maxime veut prouver qu’il peut à nouveau s’imposer dans un club de haut niveau et faire regretter à Hendaye son manque de temps de jeu.


simon pinet
Simon Pinet (crédit: Centre France)

Simon Pinet : 2ème ligne, Montauban. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le CV de ce deuxième ligne est prestigieux! Orléans, Montauban, Aurillac, Brive et une nouvelle fois Montauban les deux dernières saisons, ce joueur de 31 ans a du mal à se stabiliser. Sa dernière saison complète remonte à 2012-2013 avec Aurillac en ProD2 (23 titularisations). Il reste depuis sur une moyenne de 5 titularisations que ce soit en TOP14 avec Brive ou avec Montauban en PROD2. Un gros gabarit qui va faire du bien.


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Bastien Duhalde (crédit : Pablo Ordas)

Bastien Duhalde : 1/2 mêlée, Aviron Bayonnais. C’est une véritable aubaine pour les angloys que Bastien Duhalde arrête sa carrière pro pour se lancer dans la vie professionnelle. Pas question d’arrêter le rugby mais retour vers l’amateur pour cet ancien international chez les jeunes. Il ne souhaitait plus «faire partie d’un groupe» mais veut enchaîner les matchs, ce qu’il aura l’occasion de faire à l’AORC. Pétrit de talent, il va pouvoir montrer qu’il a largement le niveau.


M Ferré
Maxime Ferré

Maxime Ferré : 1/2 d’ouverture/arrière, Blagnac. Que tout le monde se rassure, même la quarantaine passée, Sébastien Fauqué n’a pas raccroché les crampons! Il va quand même falloir le soulager et c’est Maxime Ferré (passé par Bayonne) qui aura la lourde tache de suppléer l’ancien professionnel. Pur gaucher, c’est une variante de plus pour l’AORC qui ne possédait pas ce type de joueur. Capable de jouer à l’arrière ou à l’ouverture, un joueur à suivre.


brendon hegarty
Brendan Hegarty

Brendan Hegarty : centre/ailier, Irlande. Il avait débuté le rugby à l’AORC, c’est en toute logique qu’il revient à son premier amour après une carrière professionnelle bien remplie. On se souvient notamment de sa bonne année avec Bayonne en ProD2 il y a deux ans avec 1O titularisations, il était ensuite sortie du groupe sans que cela soit trop expliqué. Il n’a que 28 ans, autant dire qu’il en a encore sous la pédale!


Interview de Jean Louis Lahargou, directeur sportif :

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Jean Louis Lahargou est confiant sur l’avenir de l’AORC en Fédérale 1. (crédit : Anglet Olympique)

Petit bilan de cette saison où vous arrivez à vous sauver sportivement et vous passez même pas loin d‘une qualification…
La saison a été en deux phases. On a souffert sur les matchs aller, on a eu du mal à se lancer malgré une première victoire inattendue dans la saison contre Rouen. On a souffert dans les phases de conquête, on a souvent été sur le reculoir et du coup on a eu du mal à prendre confiance. A partir du mois de janvier après la grande trêve, il y a eu un déclic, une prise de conscience. On a enchaîné sur une deuxième phase intéressante avec des victoires à la maison contre de grosses équipes comme Bagnères et à l’extérieur à St Médard en Jalles. Tout ça fait qu’on revient à la course à la qualif mais notre dernier match à domicile contre Nantes qui avait une très belle équipe malgré son classement fait qu’on passe à côté. On n’a pas joué les phases finales, mais la deuxième phase était plus en phase avec nos attentes.
Du coup, l’objectif, ça va être encore de progresser ?
Tout à fait, tu as tout compris. On essaye d’y aller progressivement. Cette année, on a réussi à se maintenir sportivement et à passer un petit cap et l’année prochaine on aimerait s’installer de façon durable. Il faut assurer le maintien le plus vite possible et aller viser la qualification, il ne faut pas se cacher, il faut aussi progresser dans nos ambitions.
2 clubs de votre poule qui n’auraient pas du monter, deux autres maintenus grâce à la nouvelle réforme, comment juges-tu cette poule ?
On ne peut pas trop la juger à l’avance car il y a toujours des surprises. Ce qui est clair c’est qu’au départ, c’est une poule de 12, donc par rapport à une poule de 10, on peut espérer que le ventre mou soit un petit peu plus mou. Attention car il y a des équipes qui ont refusé la montée donc si elles sont là, c’est qu’elles sont équipées. Il ne faut pas rêver, ça va être compliqué avec des équipes comme Oloron, Tyrosse qui sont des valeurs sûres du championnat, la fusion Cognac-St Jean d’Angély qui annonce un budget et des ambitions impressionnantes, Nantes qui a fait un très mauvais début de championnat l’an passé, qui finit plutôt bien et qui va recruter de façon intelligente, je pense que ça va être du très haut niveau. Beaucoup d‘équipe ne veulent plus aller en Fédérale 1, du coup il reste du très lourd.
Qu’est ce qui manque aux clubs pour franchir un cap ?
Il ne faut pas rêver, on rentre dans un milieux où si tu veux vraiment franchir un cap, il faut basculer dans quelque chose d’un peu plus lourd, il faut un gros budget pour aller chercher des joueurs. Ce n’est pas forcément notre philosophie, on préfère aider des jeunes du coin en s’éclatant à un niveau intéressant et en les aidant à s’intégrer professionnellement. On préfère faire ça avec des joueurs locaux que de rentrer dans un marché comme ils le font dans certaines régions en recrutant des joueurs avec de gros salaires. Si on voulait vraiment franchir un cap, il faudrait faire ça mais on en a ni les moyens ni l’envie.
Les entraîneurs ont été gardés, ce sont les hommes de la situation ?
On n’est pas l’Olympique de Marseille (il rigole). On a confiance en eux, on essaye de travailler dans de bonnes conditions, ce sont des bons gars et je n’ai aucun doute sur leurs compétences et sur leur investissement. C’est vrai qu’on aurait aimé aller un peu plus vite en début de saison dernière mais le sport est fait d’aléas et il faut laisser le temps au temps. Ce sont les gars de la situation, il faut leur laisser le temps de travailler et que tout prenne. Pour le moment, ils nous donnent raison quand on voit comment l’équipe a réagi en deuxième phase.
Au niveau des recrues et des départs, êtes vous satisfaits pour le moment ?
On est très content, notre effectif va rester relativement stable à 90% et à partir de là on a cherché des plus valus. On aura un peu plus de nombre, il y aura un peu plus de concurrence ce qu’on n’avait pas sur les premières années sur des postes qui sont recherchés.
Avec la montée d‘Hendaye, cela fait 4 clubs au plus haut niveau, est ce que cela ne fait pas trop ?
L’avenir le dira mais on est quand même dans une région de rugby. On a plein de clubs dans le coin donc c’est normal que la région soit bien représentée au plus haut niveau. Trop, non puisque tout le monde a gagné le droit d’y être. Si il y en a un de trop, sportivement on le verra mais pour moi ce n’est pas trop.
Pour la réserve, où en êtes vous pour composer votre effectif, est-il vrai que vous gardez quand même votre équipe de bélascain en plus ?
On a la chance d’être sur un terroir où il y a beaucoup de joueurs donc aujourd’hui on a l’effectif pour pouvoir présenter des bélascains et des espoirs. Le gros problème, c’était la quinzaine de joueurs de plus de 23 ans qui ne pouvaient plus jouer et qui a été obligé de partir dans un autre club, c’était ça le gros problème. Ça nous aurait vraiment embêté de devoir perdre des joueurs réservistes et en plus de devoir perdre des jeunes.
Justement, garder cette catégorie, c’est aussi une manière de faire venir des jeunes pour ensuite pouvoir les faire jouer en réserve ?
On met en place une chaîne et si tu commences à couper une catégorie, pour fournir ton équipe espoir tu n‘y arriveras pas. C’est donc presque une obligation pour nous si on veut mettre en place une politique cohérente de formation.
Comment avez vous géré les anciens qui jouaient en réserve ?
Malheureusement, à la fin de la saison dernière, on a été obligé de leur annoncer qu’on ne pouvait plus les garder mais ils étaient déjà au courant avec la diffusion des règlements en cours d’année. Ceux qui n’étaient plus dans le groupe première en fin de saison ont vite compris qu’on ne comptait plus sur eux à partir du moment où ils ont plus de 23 ans. On ne s’est pas mêlé de leur avenir, chacun fait avec ses affinités, certains vont partir pour l’ASB, d’autres à Bidart et d’autres ne savent pas s’ils continuent.
Voir un joueur de votre effectif partir à Bayonne, cela t’a surpris ?
Franchement, cela nous a même fait plaisir. C’était le deal qu’on avait avec lui. Il faut savoir qu’on l’avait sollicité l’an dernier via Frédéric Tauzin qui l’a connu à l’Aviron, Graham avait décroché du rugby et il voulait se relancer mais en décrochant c’était compliqué. Du coup on lui a proposé de venir chez nous pour se montrer. Cela nous a permis d’avoir un joueur de haut niveau et lui de se faire remarquer par Bayonne donc tout le monde est content et on en est même fier.

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