Du côté des pros : Simon et Charlie Ternisien

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Simon et Charlie Ternisien sont issus d’une fratrie de quatre joueurs de rugby. Ils ont découvert le rugby à l’US Mouguerre dès leur plus jeune âge. Martin et Benoît, les deux autres frères jouent toujours dans leur club de cœur, attendant avec impatience le retour aux sources de Charlie et Simon afin de faire « une dernière année ensemble ». Simon Ternisien, est né le 1er avril 1987 à Saint-Palais. Formé à l’US Mouguerre puis à l’Aviron bayonnais, il intègre les Espoirs du Stade montois, où il signe en 2010 son premier contrat professionnel. Après une saison, il rejoint l’US Dax en 2011. Il évolue au poste de centre ou ailier. Charlie Ternisien, est né le 27 février 1984 à Saint-Palais. Formé à l’US Mouguerre puis à l’Aviron bayonnais, il part pour l’Union Bordeaux-Bègles en 2007. Il connait d’ailleurs la montée en top 14 avec ce club. Il évolue à l’US Dax depuis 2012.

Simon, Charlie, vous avez débuté à Mouguerre, quel est votre premier souvenir sous ce maillot?

Simon : C’est mon club de cœur, tous mes meilleurs amis, je les ai rencontré ici. Ce sont des souvenirs et nos deux autres frères y jouent encore.

Charlie : Moi aussi je m’y suis fait pas mal de copains, avec qui on a fait de belles troisièmes mi-temps. J’y ai d’ailleurs joué une année en première. Je reviens souvent voir des matchs car j’ai encore beaucoup d’amis qui jouent en seniors.

Charlie tu es parti à l’aviron assez tard, en Reichel, comment ça s est passé et est ce que tu étais surpris?

C : Non, car ils étaient venus me repérer plus tôt, mais mon père ne voulait pas et moi non plus d’ailleurs. Puis un joueur de la première m’a dit d’aller faire un essai à Bayonne, je l’ai écouté et ça s’est bien passé.

Simon, tu es parti plus tôt, comment se sont passés les contacts avec l’aviron?

S : En fait j’ai passé des sélections pour rentrer au pôle espoir à Bayonne, ça s’est plutôt bien passé, mais je jouais encore à Mouguerre et je n’avais pas eu de sélection côte basque, le sélectionneur du pôle espoir m’a dit d’aller jouer à Bayonne ou Biarritz si je voulais être pris. Je suis donc parti à Bayonne.

Vous n’avez pas réussi à vous imposer à Bayonne, comment vous l’expliquez?

C : Je n’ai pas trop joué car on ne faisait pas forcément confiance aux jeunes à l’époque. Ils ont commencé à leur faire confiance l’année où je suis parti. Mais bon c’était un choix, et à Bordeaux, ça c’est bien passé, donc pas de regrets.

S : L’année avant de partir, j’ai eu pas mal de temps de jeu, ça s’est bien passé. Ma dernière année, à l’inter saison, on rencontre Leiceister, j’étais dans le groupe, mais je me pète l’apophyse, je loupe les deux mois de préparation. Malheureusement, j’ai eu beaucoup de mal à revenir dans l’équipe suite à cette blessure. Il me restait deux ans de contrat, mais je voulais du temps de jeu, donc je suis parti. C’était au moment où Richard Dourthe a pris les rennes de Bayonne, la politique n’était pas de faire jouer les jeunes, donc j’ai fait le choix d’aller à Mont de Marsan.

Justement, est ce que vous avez des regrets quand vous voyez que le club fait confiance aux jeunes aujourd’hui?

C : Pour ma part non. J’ai eu la chance d’avoir beaucoup de temps de jeu à Bordeaux-Bègles puis maintenant à Dax donc je n’ai vraiment aucun regrets.

S : C’est vrai que c’est une période un peu plus facile pour les jeunes à l’aviron, encore plus en pro D2 maintenant. C’est sûr que si j’avais pu faire un peu de carrière à Bayonne je l’aurai fait, mais bon on est arrivé au mauvais moment. Je suis tout de même content de mon parcours, je suis resté dans la région tout en continuant au haut niveau rien que pour ça je ne regrette pas.

Comment ça se passe sur le terrain, quand on a son frère a ses côtés comme à Dax aujourd’hui?

C : On y pense un peu, surtout au début mais au bout d’un moment, on ne fait plus attention à ça.

S : Ça fait déjà quelques saisons que nous jouons ensemble, en plus il joue devant et moi derrière donc ça va tellement vite qu’on n’a pas le temps de faire attention à ce genre de détail.

Il me semble que vous avez été adversaire aussi, comment ça s’est passé?

C : On s’est rencontré quand j’étais à Bordeaux-Bègles et lui à Mont de Marsan. On aime pas trop chambrer mais on s’était envoyé quelques textos dans la semaine.

Vous êtes 14ème du championnat avec Dax, vous êtes déçu de ce début de championnat ?

S : On s’attendait à ce que ce soit difficile. Je pense qu’il nous manque une victoire de plus pour être en milieu de tableau. C’est peut-être cette défaite contre Tarbes à domicile, qui nous fait du mal car on perd à nouveau contre Biarritz chez nous juste après. Heureusement il y a eu une réaction en gagnant à Montauban. Peut-être un bonus oublié quelque part qui nous fait du mal…

Avec une inter saison compliquée, qu’est ce qu’il aurait pu se passer pour vous si jamais vous n’étiez pas en ProD2 ?

C : On était encore sous contrat, donc à moins d’avoir un club en Top14 ou ProD2 qui nous recrute, on était obligé de faire notre année en Fédérale 1 et on l’aurait faite.

Maintenant que Biarritz et Bayonne sont en ProD2, un des deux club vous a t-il contacté ?

C : Non pas pour ma part mais Simon … S : Connaissant Vincent Etcheto,et sachant qu’ il n’avait pas forcément de choix au centre, si Dax descendait en Fed 1, je me serai mis chômeur et je serai peut-être à Bayonne.

Est ce que c’est dur de dire à son frère qu’il a été nul lors d’un match?

C : Non, on se le dit même assez facilement.

S : On se chambre facilement la-dessus.

Avez-vous pensé ou préparé votre après rugby?

C : Je me vois bien paysagiste, j’ai aussi mes CACES de gros engins, donc on verra.

S : Moi je ne sais pas du tout. Avec l’agence XV Provale (union des joueurs de rugby professionnels), j’ai fait des formations l’année dernière, je vais en refaire là. Mais c’est pesant, il vaut mieux savoir ce que l’on veut faire.

Vous comptez rester dans le milieu du rugby ?

C : Peut-être encadrer des jeunes, mais je ne sais pas trop encore.

S : Pas au niveau pro en tout cas

Simon, quels sont les qualités et les défauts de Charlie sur un terrain?

S : Sa principale qualité c’est bien sur la communication (il rigole), non sans rire mais c’est un travailleur de l’ombre, très puissant et très important pour les rucks. Son défaut c’est sa communication sur un terrain même s’il s’améliore, c’est plus un troisième ligne lourd qu’aérien.

Charlie, même question?

C : C’est un bon défenseur, il se place bien sous les ballons hauts. Par contre en ce qui concerne son jeu au pied… (il rigole)

Qui est le plus fainéant à l’entraînement?

S : On va dire les deux, notamment la muscu, c’est pas vraiment un plaisir.

Pour terminer, on a 2 invités de marque qui ont une question pour vous. Benoît ( leur grand frère) : Quand est ce que vous revenez jouer à Mouguerre, qu’on se fasse une dernière année ensemble ?

C : On va revenir, si on est en forme

S : Oui, mais tant que l’on peut rester pro et gagner notre croûte en jouant au rugby, on va aller jusqu’au bout, faut pas être fou !

Martin (leur petit frère) : Charlie, je veux savoir pourquoi tu fais toujours la gueule sur le terrain, même quand tu marques ou que tu gagnes ? (ils rigolent)

C : Je ne sais pas, je suis concentré, je reste dans le match…

S : Il n’est pas très expressif non !

Simon, tu as toujours une chaussette en haut, l’autre en bas, à quoi c’est dû ? Tu as un mollet plus costaud que l’autre, ou c’est dû à ton jeu au pied ?

S : Trop gros mollet, non je rigole. C’est pour ma mamie, pour qu’elle me reconnaisse à la télévision. En fait je ne sais pas.

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