Bénévoles : un travail à temps complet pour « les petites mains »

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Consacrer son temps libre, son énergie et ses compétences, au services des autres, voilà une définition du bénévolat. En cette journée internationale des bénévoles (et des volontaires), nous avons souhaité mettre à l’honneur celles et ceux qui œuvrent pour le bien de leur club. Car si, sur le terrain, le rugby repose sur des fondamentaux, en dehors, il repose sur le grand cœur des « petites mains », sans qui rien ou presque, ne serait possible…

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Un poulet basquaise pour quelques estomacs affamés…

Les présidents, les entraîneurs, les soigneurs, les arbitres, les secrétaires, les trésoriers, toutes sont celles et ceux qui gravitent autour du rectangle vert et des vestiaires, les premiers garants de la bonne santé sportive d’une équipe, d’un club, avec et pour les joueurs.

Mais le bénévolat a des ambassadeurs incontournables, qui restent dans l’ombre. Des personnes investies tout aussi pleinement, qui consacrent, en grande partie, eux aussi, leur temps libre à leur club. Celui pour lequel ils ont joué, ou qu’ils ont supporté, mais qu’ils ont toujours porté dans leur coeur. Celui pour lequel ils attendent avec impatience les soirs d’entraînements, et les jours de match.

Oui, arrêtons-nous sur le bénévole ultime, au rôle central : le cuisto ! Tous les André,  Jeannot, Michel, Jean-Louis, et autres Georges, qui vont faire les courses au meilleur rapport qualité-prix, tendent l’oreille auprès des joueurs pour leur faire plaisir, gérent la préparation de la salade de gésiers, des pâtes, du poulet et du flan du midi, pour les matchs à la… maison, et même de délicieux jambons-beurre pour les voyages à l’extérieur. Ceux qui vont préparer les grillades, pour les joueurs, et les supporters à la buvette. Ceux qui vont chercher les 30 ou 50 flutes de pain, pour accompagner la charcuterie et le fromage, qui seront disposés sur un plateau, arrosés du vin du coin (pardi), et du gâteau basque coupé en huit parts égales ou presque. Sans oublier le café, dosettes, mais plus souvent dosé à l’ancienne. Et pour ceux qui ne jouent pas, ils auront le privilège d’un autre café…gnole, quand il reste du café quoi…

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Patrick dit Pat, à gauche, à côté de Georges et Jean Sentenac, au club de Cazères-Le Fousseret (31) depuis le 25 avril…1973, soit la date de création du club. Pas prêts de rendre le tablier, qu’on se le dise ! (photo Raoul Denax)

On parle du cuisto, mais bien souvent, ils sont plusieurs en fait derrière les fourneaux. Solidaires dans l’effort de guerre, et complices. Le tablier, légèrement bombé au niveau du ventre, est bien accroché autour du cou, meurtri par des matchs épiques et ancestraux, que les photos accrochées au mur du club house se plaisent à raviver en souvenirs moins lointains. Les cheveux sont blancs, quand il en reste, la moustache aussi, quand elle se porte hors novembre, les lunettes ne sont pas bien loin, bref, les cuistos ont l’âge de leurs artères, qu’ils soignent par un verre de l’amitié, ou deux. Celle qui relie son monde depuis tant d’années. Celle qui pousse à partager.

« Leur récompense ? Un sourire, un clin d’oeil, une poignée de main, une bise, un mot ou deux… »

Ne dit-on pas que la cuisine, c’est d’abord partager ? Ben voilà, ces cuisiniers de l’extrême… dévouement, sont aussi généreux dans la disponibilité que dans le service. Ils remplissent les assiettes de leur labeur, de leur chaleur, de leur présence, souvent silencieuse et humble. On ne s’émerveillera pas devant un plat de pâtes, mais devant tant de gentillesse et de ce temps offert gratuitement. Leur récompense ? Un sourire, un clin d’oeil, une poignée de main, une bise, un mot ou deux, mais aussi un appel collégial pour demander s’il ne reste pas un peu plus de poulet. A l’heure des repas de fin d’année, de noël, ils sont sollicités pour faire un plat amélioré. Les joueurs, de l’Amicale ou d’ailleurs, seront au soutien, rendant un peu plus fiers les responsables habituels de la cuisine.

Le trait est grossi, juste un peu, les clichés tenaces, mais pas si éloignés de la vérité. Ainsi va la vie de nombreux clubs amateurs. Ces petites mains (parents compris), qui confectionnent les goûters des jeunes de l’école de rugby, aux repas des séniors, permettent, à la force du poignet, de remplir les estomacs les plus ouverts. Avec la bienveillance et cette disponibilité qui caractérisent si bien les bénévoles depuis toujours.

Et si nous avons mis en lumière les cuisiniers, tous les bénévoles méritent bien sûr de… s’asseoir à la table des grands. Cet hommage ponctuel n’est rien par rapport à l’investissement permanent de vous tous qui vous êtes reconnus, mais c’est notre clin d’oeil à nous en cette journée qui vous honore.

Bénévolement vôtre messieurs dam !

 

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1 Commentaire

  1. Félicitations pour cet hommage. Ces gens là sont l’âme du club. Sans eux rien n’est possible car nous savons tous que table rime avec convivialité et c’est le seul lien qui perdure et fait survivre le rugby dans ce sport cangréné par l’argent.
    Bravo mesdames et messieurs qui travaillez dans l’ombre mais sachez que vous êtes la lumière et l’énergie.
    Continuez car après vous, c’est la fin.

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